littérature 

Ecrivains, héros littéraires, pièces de théâtre, romans, légendes, chansons, comédiens

ont aussi été immortalisés sur ces bouts de papier.

 
George Sand
(Aurore Dupin, baronne Dudevant, Femme de lettres française, née à Paris. Sa vie et son œuvre évoluèrent au gré de ses attachements passionnés (Sandeau, Musset, Pierre Leroux, Chopin). Ses romans sont ainsi successivement d'inspiration sentimentale (Indiana en 1832, Lélia en 1833); sociale (Le compagnon du tour de France en 1840, Consuelo en 1842-43) et rustique (La mare au diable en 1846, François le Champi en 1847-48, La petite Fadette en 1849).
               
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Balzac

Honoré de Balzac (Tours 20 mai 1799- Paris 18 août 1850) est le plus grand écrivain français de la première moitié du XIXe siècle, maître incontesté du roman réaliste. Il élabora une œuvre monumentale, la Comédie humaine, cycle cohérent de plusieurs dizaines de romans dont l'ambition est de décrire de façon quasi-exhaustive la société française de son temps, ou, selon la formule célèbre, de faire « concurrence à l'état-civil ».

                       
                                       
Montaigne
(Michel Eyquem de) Écrivain français né au château de Montaigne en Dordogne (1533 - 1592). Conseiller à la cour des aides de Périgueux, puis au parlement de Bordeaux, où il rencontre Étienne de La Boétie, il se démet de sa charge (1570) pour se consacrer au loisir de sa bibliothèque (sa "librairie"). Au fil de ses lectures, il note ses réflexions, ses réactions : ainsi se fait "les essais", dont la première édition paraît en 1580. Jusqu'à sa mort, il ne cessera d'enrichir cet ouvrage, qui, dès 1588, comportera trois livres. Il s'y peint lui même, mais, à travers les contradictions de sa propre nature, il découvre l'impuissance de l'homme à trouver la vérité et la justice. Le voyage que Montaigne accomplit à travers l'Europe en 1580 et 1581, et dont il laisse un journal, ne fait que confirmer la relativité des choses humaines. Il juge que "l'art de vivre" doit se fonder sur une sagesse prudente, inspirée par le bon sens et la tolérance.
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René Descartes
Philosophe, mathématicien et physicien français, né en 1596 à La Haye (aujourd’hui Descartes) en Touraine. Militaire, il parcourut l’Europe. En 1629, il se rendit en Hollande, où il vécut vingt ans. Il créa l’algèbre des polynômes, la géométrie analytique, les équations algébriques. Il découvrit les principes de l’optique géométrique. Sa physique mécaniste et sa théorie des animaux-machines ont posé les bases de la science moderne. Son apport scientifique est fondé sur l’emploi d’une méthode et sur une métaphysique qui marquent un tournant décisif. Sa méthode lui permet de définir une logique de l’idée claire et distincte, fondée sur la déduction allant du simple au complexe. Il fait table rase de toute connaissance non-fondée; seule subsiste la certitude de la pensée qui doute. Il en déduit même l’existence de celui qui pense (« Je pense, donc je suis »), puis celle de Dieu; de là, il redescend dans la déduction à l’existence du monde extérieur. Il décède en 1650.
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François Rabelais

Ecrivain français, né près de Chinon en 1483 et mort en 1553. Franciscain, bénédictin, étudiant errant, médecin, puis curé de Meudon, il est l'auteur d'une oeuvre qui s'inscrit dans la lignée de la littérature d'almanach (Horribles et Épouvantables Faits et Prouesses du très renommé Pantagruel, 1532; Vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel, 1534) et qui marque un effort pour concilier culture savante et tradition populaire. Rabelais est le parfait modèle des humanistes de la Renaissance, qui luttent avec enthousiasme pour renouveler, à la lumière de la pensée antique, l'idéal philosophique et moral de leur temps. Écrivain concret et pittoresque, Rabelais témoigne d'un don prodigieux de l'invention verbale.
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Grandgousier

Père de Gargantua, il adore manger d'où son nom (grand gosier).

Roi et personnage à part entière dans le roman, il épouse Gargamelle, fille du roi des Papillons.

                               
                                 
Gargantua
Fils de Grandgousier, né après 11 mois de gestation de Gargamelle.
       
           
         
                                       
Pantagruel

Fils de Gargantua, Pantagruel est le héros géant, de cette farce éclairée

qui oppose le Moyen Age obscurantiste et l'extension des savoirs de la Renaissance.

                       
                                       
Abbaye de Thélème

Pour récompenser le moine de Seuillé, Gargantua lui offre le pays de Thélème où il y fait construire une superbe abbaye, qui ne ressemble en rien aux autres et qui ne répond qu’à un seul mot : liberté. Rares sont les monuments d’une telle splendeur : Les intérieurs sont richement décorés de motifs de marbre et une immense bibliothèque est rattachée à l’abbaye. Le message sculpté sur la porte de l’abbaye de Thélème donne envie à quiconque d’y entrer. Il affirme qu’à l’intérieur la joie de vivre et le plaisir règnent. Au final, toute l’éducation de l’abbaye de Thélème se résume en deux mots : harmonie et liberté.

 

"Toute leur vie était employée, non par lois, statuts ou règles, mais selon leur vouloir et franc arbitre. Se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur en venait. Nul ne les éveillait, nul ne les parforçait ni à boire, ni à manger ni à faire autre chose quelconque. Ainsi l'avait établi Gargantua.

En leur règle n'était que cette clause: FAIS CE QUE  VOUDRAS ..."

                                       

L'ami Fritz

Roman réaliste et populaire écrit en 1864 par le duo Erckmann-Chatrian décrivant la vie de Fritz Kobus, célibataire endurci et bon vivant, qui a toujours su résister aux attaques dirigées contre sa liberté par un vieux rabbin, marieur invétéré. Mais sa rencontre avec Suzel, la fille de ses fermiers, bouscule la donne.

 

Erckmann-Chatrian: un seul nom sous lequel se cachent deux écrivains français : Émile Erckmann (1822-1899) et Alexandre Chatrian (1826-1890), qui ont écrit ensemble un grand nombre de contes réalistes et fantastiques, de romans, d’ouvrages politiques et d'œuvres dramatiques qui constituent une épopée populaire de l'ancienne Alsace.

Erckmann, le Lorrain, tient la plume, tandis que le Vosgien Chatrian place les œuvres

dans la presse et chez les éditeurs et adapte certains écrits à la scène.

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        L'étiquette représente en fond de plan le village de Hunebourg, la place des acacias, l'église Saint-Landophe, avec la belle maison des Fritz, dont il hérita de son père, Zacharias Kobus, juge de paix à Hunebourg.        
                 

Cyrano de Bergerac

Comédie en cinq actes, et en vers, d'Edmond Rostand (1897), qui fait de l’écrivain libertin du XVII° siècle un bretteur picaresque. Dans tous ses écrits, Cyrano fait preuve d'une conception animiste de l'univers, que son libertinage érudit et athée l'entraîne à interpréter comme une promesse de liberté et de sagesse. Du vrai Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand a fait dans sa pièce du même nom un héros populaire, romantique. Défiguré par un nez grotesque, le héros se sauve du ridicule par sa bravoure et sa générosité. La pièce connut un énorme succès, dans une ambiance à la fois romantique et cocardière.
 
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Le roi d'Yvetot
Depuis le début du XIXe siècle, la chanson de Béranger, l'opérette et l'imagerie populaire ont colporté à travers le monde l'image d'un épicurien aux modestes ambitions. Il n'y eut pas un, mais des rois d'yvetot. De Jehan IV, au XIVe siècle, à Martin Ier du Bellay, au XVIe, les souverains qui portèrent ce titre durent batailler ferme pour défendre leurs privilèges et exemptions.
                       
                                       
Chantecler

Pièce de théatre créée par Edmond Rostand et achevée en 1905,

mais n’est jouée que le 7 février 1910, car Rostand doutait de la qualité de son œuvre.

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Marie Joly : 1761 - 1798

Ou plutôt Marie-Élisabeth Joly, Sociétaire de la Comédie-française, comédienne sous la révolution.

Ces romances ont été célèbres et publiées.

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lien :

http://www.otsifalaise.com/pages/visprox/tombeau.htm

         
Roméo et Juliette

Roméo et Juliette est l'une des pièces les plus populaires de Shakespeare. C’est une tragédie en cinq actes en vers et en prose (1595). Shakespeare se serait inspiré, selon certains, du long poème d'Arthur Brooke (3020 versets) intitulé "The tragical History of Romeus and Juliet". L'action se passe à Vérone et met en scène deux grandes familles les Montaigu et les Capulet, qui se vouent une haine ancestrale. Lors d'un bal masqué donné par les Capulet, Roméo Montaigu, tombe follement amoureux de Juliette. Par l'entremise du frère Laurence, ils se marient secrètement, mais leur bonheur sera de courte durée. Roméo est banni de la ville suite à un duel qui vit la mort de son ami Mercutio et de Tybalt, le cousin de Juliette. Le père de Juliette oblige sa fille à épouser le comte Pâris. Juliette s'y refuse et court chercher de l'aide chez le Frère Laurence qui lui remet une potion qui  lui donnera l'apparence de la mort, et promet à Juliette d'avertir Roméo du subterfuge.  Mais Roméo ne reçoit pas le message à temps et, croyant Juliette morte, décide d'aller la rejoindre pour l'éternité. À son réveil, Juliette découvre Roméo mort près d'elle. Ne pouvant imaginer la vie sans lui, elle se poignarde et meurt à ses côtés. Bouleversés par les conséquences de leur haine, Capulet et Montaigu décident de se réconcilier sur-le-champ. Roméo et Juliette marie tous les genres, tous les styles, faisant alterner la grossièreté la plus grasse et le lyrisme le plus raffiné. Elle est portée par une poésie qui n'est altérée ni par le temps ni par l'espace.

                               
                                 
La légende des géants du Nideck

Charlotte Engelhardt-Schweighaeuser (1781 - 1864) recueillit la légende de la bouche d'un garde forestier.

Elle en fit un poème en alsacien. Grimm lors de son passage en Alsace en 1814 le transcrivit en prose allemande et l'inséra plus tard dans ses "Contes Allemands".

Un jour, une petite fille, qui s'ennuyait, sortit du château et descendit en quelques pas vers la vallée. La cascade ne représentait pas plus qu'une marche d'escalier et peut-être renversa-t-elle quelques sapins sur son passage. Arrivée à Oberhaslach, elle eut l'impression de voir nos enfants d'aujourd'hui devant un village Playmobil. C'était tellement beau qu'elle emporta dans son tablier le laboureur avec son cheval et sa charrue. Mais quand elle le montra à son père, celui-ci, mécontent, l'obligea à les reporter, et lui expliqua que les paysans leur étaient bien nécessaires, car c'étaient eux qui cultivaient le blé dont on fait le pain, et sans eux, tout géants qu'ils étaient, ils mourraient de faim. C'est un devoir pour les géants de respecter les hommes sans qui ils ne pourraient vivre.

Plus tard Chamisso en fit un poème allemand qui devint célèbre :
Un château fort élevait autrefois sa tour hardie au milieu des grands bois.
Il abritait, nous raconte la fable.
De fiers géants, de race redoutable.
Or, il advint que l’enfant du Seigneur, fillette blonde à l’oeil d'azur rêveur,
Vit en jouant une poterne ouverte et s’élança dans la campagne verte.
Quel monde neuf, que de choses à voir, maisons, clochers, ruisseaux, vergers
et vignes, prés, champs dorés.croissant partout leur ligne.
Mais en s’avançant ainsi par le vallon, l’enfant joyeuse vit dans les sillons
un laboureur dont la charrue agile d'un soc aigu perce le sol fertile.
Quel beau jouet !
Et s'emparant de tout jusqu'au jouet, dans sa tunique elle met sa trouvaille,
de ses deux mains la serrant à la taille, sans s’émouvoir trop des cris du rustaud.
En quelques bonds, la fillette est en haut, portant toujours sa charge singulière,
dans les replis de l’étoffe légère.
Vois père, vois ce que j'ai pris Ià-bas.
Qu'est-ce ?
Bien sûr, tu ne devines pas, dit-elle, encore de l’aventure émue.
Quoi, fait le père, un jouet qui remue ?
Mais c'est vivant. répond-elle, oh ! vois, vois et dans sa joie, elle étale à la fois,
riant toujours comme on rit à son âge, le villageois tremblant; et son attelage.
Qu’as·tu fait là mon enfant, à l’heure il faut sortir cela de ma demeure, respectons
le travailleur austère qui nous nourrit en cultivant la terre. Sans lui, crois-moi,
nous n'aurions ni pain doré, ni tissu vaporeux, et notre race puise ses forces
et sève dans ses sueurs, son travail sans trêve.
                               
    L'étiquette "Nideck" représente la jeune fille rapportant "son jouet" au chateau.    
                                 
Le Bossu
Roman de Paul Féval (1817-1887) qui parut en 1857, il eut un succès considérable.
Il appartient au genre du " Roman de Cape et d'Épée ".
Ce récit, quintessence du roman de cape et d'épée, occultera par la suite la plupart
des autres oeuvres de ce prolifique romancier populaire, qui eut un succès considérable de son vivant.
Au XIX° siècle sa notoriété égalait celle d'Honoré de Balzac et d'Alexandre Dumas.
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Don Quichotte

(l’Ingénieur Hidalgo Don Quichotte de la Manche) Roman espagnol en deux parties, le Chef-d’œuvre de Cervantès (1605). Un vieil hidalgo, qui passe son temps à lire des romans de Chevalerie, a en tête de jouer le rôle de ses héros, délivrer les princesses opprimées, et remplir la tête du bruit de ses exploits. Monté sur sa fameuse Rossinante et vêtu d’une armure, il part courir les aventures avec son écuyer Sancho Pança, dont le bon sens lui évitera des aventures trop désastreuses. Don Quichotte incarne l’idéaliste, toujours en quête de chimères, oublieux des exigences de la vie matérielle pour rêver d’un passé héroïque et d’un avenir fabuleux; l’autre pratique, positif bien que fataliste, plus confiant en la chance pour devenir riche. Le style de cette œuvre est naturel, riche et pittoresque. De nombreuses iconographies représentent Don Quichotte et Sancho Pança.

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La Mère Michel

Chanson à la mode depuis 1820 avec d'autres paroles.
L'air provient d'une chanson du 17e siècle glorifiant le Maréchal de Catinat,

l'un des meilleurs capitaines de Louis XIV.

1 - C'est la mère Michel qui a perdu son chat,
Qui crie par la fenêtre à qui le lui rendra. (bis)
C'est le père Lustucru qui lui a répondu :
Mais non la mère Michel vot' chat n'est pas perdu.

Sur l'air du tra la la la
Sur l'air du tra la la la
Sur l'air du tra dé ri dé ra, et tra la la la (bis)

2 - C'est la mère Michel qui lui a demandé :
Mon chat n'est pas perdu, vous l'avez donc trouvé ? (bis)
C'est le père Lustucru qui lui a répondu :
Donnez une récompense, il vous sera rendu.

Sur l'air du tra la la la
Sur l'air du tra la la la
Sur l'air du tra dé ri dé ra, et tra la la la (bis)

3 - Et la mère Michel lui dit : C'est décidé
Si vous m'rendez mon chat, vous aurez un baiser. (bis)
Et le père Lustucru qui n'en a pas voulu,
Lui dit : Pour un lapin votre chat est vendu.

Sur l'air du tra la la la
Sur l'air du tra la la la
Sur l'air du tra dé ri dé ra, et tra la la la (bis)

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Cadet Roussel

Chanson dont les paroles furent écrites par un soldat parti défendre en Brabant la jeune et première république de France. Ce personnage bon enfant va distraire les soldats de leur ordinaire pendant la révolution.

Cadet Roussel a  existé. Né à Orgelet dans le Jura, en 1743, il s'installe à Auxerre à l'age de 20 ans où il trouve une place de domestique. Cadet Roussel a de l'ambition et un mariage avantageux lui permet d'acheter une place de clerc de notaire. Il fait son apprentissage du droit et se fait connaître des personnalités de la ville. Apprécié pour ses qualités d'intégrité et de dévouement, il achète, en 1780, une charge de premier huissier. Devenu une figure importante de la ville, Cadet Roussel se doit d'acheter une maison, pour s'établir définitivement à Auxerre: il en acquerre une petite, dès 1781, qu'il fera agrandir par la suite. Puis vient la Révolution Française où il rentre à la Société Populaire d'Auxerre, appuyé par son ami Nicolas Maure qui fréquente Marat. C'est à partir de 1792 que la chanson de Cadet Roussel, va gagner toute la France, colportée sur l'air de la chanson de Jean Nivel, par les volontaires de l'Yonne partis renforcer les frontières. En 1795, accusé d'arrestations arbitraires dans ses anciennes fonctions au sein du Comité révolutionnaire d'Auxerre, Cadet Roussel sera emprisonné pour une courte période, avant de bénéficier d'une amnistie. Ici s'arrêtera la Vie Publique de Cadet Roussel. Il mourra  en 1807.

- 1 -

Cadet Roussel a trois maisons, (bis)
Qui n’ont ni poutres, ni chevrons, (bis)
C’est pour loger les hirondelles,
Que direz-vous d’Cadet Roussel ?
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

- 2 -

Cadet Roussel a trois habits, (bis)
Deux jaunes, l’autre en papier gris, (bis)
Il met celui-ci quand il gèle,
Ou quand il pleut, ou quand il grêle…
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

- 3 -

Cadet Roussel a trois chapeaux, (bis)
Les deux ronds ne sont pas très beaux… (bis)
Et le troisième est à deux cornes,
De sa tête, il a pris la forme…
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

- 4 -

Cadet Roussel a trois souliers, (bis)
Il en met deux dans ses deux pieds ; (bis)
Le troisième n’a pas de semelle,
Il s’en sert pour chausser sa belle…
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

- 5 -

Cadet Roussel a trois cheveux, (bis)
Deux pour la face, un pour la queue, (bis)
Et quand il va voir sa maîtresse,
Il les met tous les trois en tresse.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

- 6 -

Cadet Roussel a trois gros chiens, (bis)
L’un court au lièvre, l’autre au lapin ; (bis)
Le troisième fuit quand on l’appelle,
Tout comme le chien d’Jean de Nivelle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

 

- 7 -

Cadet Roussel a trois beaux chats, (bis)
Qui n’attrapent jamais les rats ; (bis)
Le troisième n’a pas de prunelle,
Il monte au grenier sans chandelle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

- 8 -

Cadet Roussel a marié (bis)
Ses trois filles dans trois quartiers ; (bis)
Les deux premières sont moins que belles,
La troisième n’a pas de cervelle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

- 9 -

Cadet Roussel a trois deniers, (bis)
C’est pour payer ses créanciers ; (bis)
Quand il a montré ses ressources,
Il les resserre dans sa bourse.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

- 10 -

Cadet Roussel ne mourra pas, (bis)
Car avant de sauter le pas, (bis)
On dit qu’il apprend l’orthographe,
Pour faire lui même son épitaphe
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

 
Don Juan

Pièce de Molière qui met en scène l'histoire de Don Juan, ce tombeur, le plus grand séducteur de tous les temps, qui multiplie les conquêtes. Il tombe en amour aussi souvent qu'il respire, mais chaque fois que son regard croise celui d'une nouvelle proie, sa grande passion précédente s'éteint aussitôt. Chaque fois, il s'en tire indemne et on semble oublier les méfaits que ces belles paroles ont causé lorsqu'il part. Jusqu'au jour où la belle Done Elvire, qu'il a fait sortir du couvent par amour pour lui, et qu'il a ensuite épousée pour aussitôt l'abandonner et s'enfuir, elle le pourchasse dans sa retraite. Voyant qu'il s'est joué d'elle, ses deux frères décident de venger son honneur et de tuer Don Juan.

Boucle d'Or et les trois Ours
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Conte du XIX° siècle racontant la rencontre entre trois ours une petite fille blonde appelée « Boucle d'Or ».

Une famille de trois ours composée d'un père, d'une mère et de leur enfant vit dans une petite maison dans les bois. Un jour, attendant que leur repas refroidisse, la famille ours part se promener. Boucle d'or découvre alors la maison vide.

Curieuse et ayant faim, Boucle d'Or goûte les bols de gruau, et se régale de celui de l'ourson, ni trop chaud, ni trop froid. Ayant ensuite envie de se reposer, elle essaye chacun des trois fauteuils, mais casse celui de l'ourson, ni trop dur, ni trop mœlleux. Ayant enfin sommeil, Boucle d'Or décide d'aller dormir, et, après avoir testé les trois lits, s'assoupit finalement dans celui de l'ourson, juste à sa taille. Les trois ours reviennent à la maison alors que Boucle d'Or dort toujours. Les trois ours effraient involontairement Boucle d'Or, alors qu'ils ne lui veulent aucun mal. 

La moralité de l'histoire peut se résumer à l'idée que l'intimité des autres devrait être respectée.

 
Le Roi Dagobert

Chanson écrite à la fin de l'Ancien Régime.

Pas de vérité historique, mais le plaisir de railler, à travers Dagobert,

roi lointain et mal connu, le roi Louis XVI nonchalant et indécis.

Le bon roi Dagobert
A mis sa culotte à l'envers
Le grand Saint-Eloi
Lui dit: "Oh! mon roi
Votre Majesté
Est mal culottée"
"C'est vrai, lui dit le roi,
Je vais la remettre à l'endroit"
Comme il la remettait
Un peu trop il se découvrait.
Le grand Saint-Eloi
Lui dit: "Oh! mon roi
Vous avez la peau
Plus noir' qu'un corbeau"
"C'est vrai, lui dit le roi,
La reine l'a plus noire que moi".
 Le bon roi Dagobert
Chassait dans la plaine d'Anvers.
Le grand Saint-Eloi
Lui dit: "Oh! mon roi
Votre Majesté
Est bien essoufflée"
"C'est vrai, lui dit le roi,
Un lapin courrait après moi".
Le bon roi Dagobert
Voulait conquérir l'univers
Le grand Saint-Eloi
Lui dit: "Oh! mon roi
Voyager si loin
Donne du tintoin"
"C'est vrai, lui dit le roi,
Il vaut bien mieux rester chez soi".
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Le gars de Falaise et la lanterne, légende normande

En ce temps là la bonne ville de Falaise était infestée par des malandrins qui, le soir venu, commettaient toutes sortes de méfaits, c'est pourquoi le maire de Falaise fit publier une ordonnance : "Nous, maire de Falaise, aussi noble que le Roy si plus n'est. A dater de ce jour, ordonnons à toute personne de ne sortir de chez elle, la nuit venue, que munie d'une lanterne. Le garde champêtre est chargé de l'exécution de l'arrêté et pourra dresser procès verbal aux contrevenants. Qu'on se le dise!"

Un malin, comme il s'en trouve toujours et partout, le soir même, se mit à marcher dans la rue munie d'une lanterne à la main. Un soldat l'aperçu :

- Halte là ! Qui vive ?

- C'est mé !

- Qui té ?

- L'gars d'Falaise !

- Et ta lanterne ?

- La v'là !

- Et ta candelle ?

- On n'la point dit !

- Et ben, si on n'la point dit, on l'dira !

Le lendemain, autre ban :

"Nous, maire de Falaise, aussi noble que le Roy si plus n'est. A dater de ce jour, ordonnons à toute personne de ne sortir de chez elle, la nuit venue, que munie d'une lanterne avec une chandelle dedans. Qu'on se le dise!"

Puis le soir, même scène :

- Halte là ! Qui vive ?

- C'est mé !

- Qui té ?

- L'gars d'Falaise !

- Et ta lanterne ?

- La v'là !

- Et ta candelle ?

- La v'là !

- Et du feu au bout ?

- On n'la point dit !

- Et ben, si on n'la point dit, on l'dira !

Le surlendemain, nouveau ban :

"Nous, maire de Falaise, aussi noble ... de ne sortir de chez elle, la nuit venue, que munie d'une lanterne avec une chandelle dedans et qui soit allumée. Qu'on se le dise!"

Puis le soir, même scène :

- Halte là ! Qui vive ?

- C'est mé !

- Qui té ?

- L'gars d'Falaise !

- Et ta lanterne ?

- La v'là !

- Et ta candelle ?

- La v'là et all'est allumée !

- Ca va, passe ton chemin.

Et c'est ainsi que le rusé gars de Falaise esquiva pendant 48 heures l'obligation à laquelle il se soumettait de mauvaise grâce.

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Autre légende à Falaise

 C'est en 1027, à 17 ans, que Robert, fils cadet de Richard 2, duc de Normandie, est frappé par la beauté d'une jeune fille foulant le linge au lavoir. Chaque jour de la fenêtre de son donjon, il guette la belle Arlette, fille d'un peaussier de la ville, aller à la fontaine du Val d'Ante. Il ne peut résister à sa séduction et la prend pour concubine. Tous deux eurent un fils illégitime, le célèbre Guillaume le conquérant, dit "le bâtard".

                               
La Dame de Chambrille, légende poitevine
Il y a très longtemps, s'élevait aux abords de la source du ruisseau de Chambrille le Castel de Font Querré.
Le châtelain Amaury avait une fille très jolie, Berthe, qui était amoureuse de son jeune voisin Guy de Trémont. 
Mais comme cela arrivait fréquemment à l'époque, elle fut mariée à un autre voisin plutôt âgé et ami d'Amaury,
le Baron Tutebert, au grand désespoir des deux amants. Quelques temps plus tard, Berthe revit Guy de Trémont.
Puis, leurs rendez-vous se multiplièrent, ne se quittant qu'à l'aube, aux premiers chants du coq de Payre.
Les soupçons de Tutebert s'éveillèrent et il se mit à guetter les amants. Un matin, il les surprit et les poignarda.
Berthe fut pétrifiée sur place dans les schistes et devint la roche qui porte le nom de « Dame de Chambrille ».
Guy, lui, fut mortellement touché, et se traîna remontant le vallon vers sa terre de Tremont pour y mourir.
Les gouttes de sang qu'il perdit le long du chemin devinrent les petits grenats que charrie le ruisseau de Chambrille.
On peut encore voir sa tombe, une roche plate faisant penser à une dalle sépulcrale au bord de l'eau,
sur la rive droite de la Vallée des Grenats, à hauteur de l'actuel pavillon de chasse dit « la Maison Blindée ».
                         
                            La colonne de schiste  
 
Le Sotré, légende vosgienne
Génie protecteur des foyers domestique, le Sotré est un petit bonhomme laid, difforme, aux pieds fourchus.
Bien que sa taille ne dépasse guère celle d'un enfant à la mamelle, il est doué d'une force extraordinaire. 
L'ami Sotré est un petit bonhomme malicieux, bon et serviable à ses heures, quelque peu pillard et effronté.
Ah! Les bons tours qu'il joue aux gens distraits, aux désoeuvrés, aux ménagers de leur peine.
Ce lutin facétieux déteste qu'on le rudoie, qu'on le surprenne ou qu'on lui adresse la parole.
Il se fâche et sa colère est à redouter. Il s'occupe aussi des enfants, des chevaux et des bêtes à l'étable.
                           
                                       
 
Opérette « Phi-Phi »

Etiquette déposée le 31 octobre 1923 par Alphonse Motais, fromager à la laiterie de la Vallée de Baguenard à Vouvant (Vendée).

Sur cette étiquette « Phi-Phi » est présenté comme « le roi du camembert », allusion au « roi des sculpteurs »

dans l’Opérette en 3 actes de Henri Christiné dénommée : « Phi-Phi »

Cette pièce fut présentée pour la première fois le 12 novembre 1918 au Théâtre des Bouffes-Parisiens à Paris,

le lendemain de la signature de l’Armistice qui mettait fin à la Grande Guerre.

« Costumes grecs, esprit gaulois, musique française, danse anglaise… » annonçait l’affiche

Toute première du genre, cette opérette emblématique des Années folles a retenti par sa gaieté

et sa folle insouciance comme une réponse inespérée, joyeuse et charnelle à quatre années d’horreur meurtrière.

En 1951, l’ouvrage aura été donné plus de quarante mille fois et traduit en douze langues.

Cette opérette embrassa un succès colossal en France, mais également dans le monde.

Le rôle de Phi-Phi fut joué et chanté également par Bourvil.

                phi-phi85-18.jpg (202173 octets)            
opérette "Phi-Phi"
 
 
Raboliot

On l'appelle Raboliot parce qu'il ressemble à un lapin de rabouillère. Braconnier passionné, hardi, sûr de lui et de son adresse, rien ne peut l'empêcher d'obéir à ce besoin de chasse nocturne qui l'empoigne chaque soir. Le gendarme Bourrel, cependant, a failli le prendre sur le fait. Excité par le danger, Raboliot multiplie les imprudences et va jusqu'à narguer ouvertement Bourrel. Dès lors, entre les deux hommes, commence une lutte sans merci. Traqué, Raboliot doit fuir, vivant dans les bois comme un loup. Au bout de trois mois, accablé de solitude, torturé par le désir de revoir sa femme et ses enfants, Raboliot revient chez lui… et c'est le drame. Raboliot est sans doute le plus représentatif des romans que Maurice Genevoix, conteur exceptionnel, consacra à son terroir, la Sologne. 

                                       
                                       

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