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Bonjour !

Nous sommes aujourd'hui le

    il est en France

  17 octobre 2

 

  20 décembre 2016  
  La disparition de Gotlib, auteur de bandes dessinées, laisse nombre d'entre nous orphelins, une génération de lecteurs ayant appris à rire dans les pages du journal Pilote, la Rubrique à brac, les Dingodossiers, Gai-Luron, L’Écho des savanes, Fluide glacial...  
Les tyrosémiophiles le connaissent à travers le super-héros "Superdupont", une parodie humoristique du personnage de Superman, ultra-patriote, voire chauvin, et doté de super-pouvoirs qui lui permettent de remplir sa difficile mission : défendre son pays contre l’Anti-France. Il pratique le patriotisme économique en prônant sans cesse la consommation de vin et de fromage français tel le camembert.

Dans le même esprit, il consomme trois paquets de Gauloises par jour, pour soutenir la Régie des tabacs, mais les fume sans les allumer pour ne pas contrevenir à la campagne anti-tabac du Ministère de la Santé. Il prône également le retour au franc en lieu et place de l’euro
, toujours au nom des symboles de la France.

Gotlib est incontestablement l’un de ces quelques auteurs géniaux qui ont marqué à jamais de leur sceau le monde de la bande dessinée.
 
   
     
   
 
   
  9 décembre 2016  
  Publicité trouvée sur Internet...    
 
...ne s'adressant pas forcément aux tyrosémiophiles !!!
 
   
  5 décembre 2016  
  Alors que le 20 novembre 2016, le "caprice des dieux" fête ses 60 ans,
une pensée émue nous emmène vers le grand humoriste Gotlib, qui a
 
     
   

  12 octobre 2016  

Déterminées :

         
         
 
  -oiseau-combattant49-01.jpg (67962 octets)  
 

54 - Fromagerie

de Noviant-aux-Prés

14 - Fromagerie

de Saint-Martin-de-Bienfaite Fr

49 - Fromagerie de Chalonge

à Châtelais

49 - L. Gallais & Cie

à Saint-Germain-sur-Moine

 
                   
     
 

54 - Fromagerie Marizien

à  Ménil-la-Tour

54 - Fromagerie Marizien

à  Ménil-la-Tour

54 - Fromagerie Marizien

à  Ménil-la-Tour

 

 

92 - Pellar et Meur Frères

à Fontenay-aux-roses

57 - Fromagerie
de
Baudrecourt

54 - Fromagerie Durand

à Thiaucourt

54 - Fromagerie Durand

à Thiaucourt

                   

014

 
   
 
  22 août 2016  
  Loir-et-Cher - Romorantin-Lanthenay - Rencontre
Amateurs de fromage du produit à l'emballage
 
  Camembert, tomme, rocamadour… tous les fromages français se trouvent chez Michel. Ce Romorantinais collectionne les étiquettes de fromages.  
  C'est une histoire de couple et de passion. Michel Hoiret et son épouse Françoise collectionnent ensemble, et depuis plus d'une quinzaine d'années, les étiquettes que l'on trouve sur les boîtes de fromages français. Ils sont ce qu'on appelle des tyrosémiophiles. « Mon épouse s'occupe plus des fromages de brebis et de chèvre. Moi je suis plus camembert et saint-nectaire », explique cet ancien militaire natif du Massif Central.  
 Plus de 35.000 étiquettes
Une organisation bien rodée qui permet au couple de compter plus de 35.000 étiquettes de fromages, rangées par départements et par fabricants dans quatre-vingts classeurs. « L'été on récupère et l'hiver on les classe ! Nous avons un placard entier dédié dans notre chambre », sourit-il. Tout petit déjà, Michel s'amusait à garder les étiquettes de camembert. « Dans les années 50, il y avait plein de camemberts au mètre carré. Pour trouver des emballages on allait dans différentes communes, tout le monde en vendait. » L'idée de commencer une collection leur est venue « comme ça, par hasard. On s'est dit que ça nous ferait une occupation ». Pas un repas ne se passe sans que le plateau de fromage ne soit sur la table. « Nous sommes avant tout des amateurs de bons fromages. C'est une collection facile mine de rien, il suffit de manger et de garder les boîtes ! ». La plus vieille étiquette de Michel est celle d'un camembert de l'époque 14-18 avec le Maréchal Joffre dessus.

Une passion enrichissante
Des étiquettes il y en a de toutes les formes et sur tous les supports. Sur du bois, du papier, du papier cristal. Mais aussi des miniatures et même des très grandes. « Certaines font entre 80 centimètres à 1 mètre de diamètre ! Ce sont celles que l'on récupère directement sur le lieu d'exploitation », explique Michel. Brocantes, supermarchés, laiteries ou trocs… tous les moyens sont bons pour récupérer les étiquettes manquantes. « On cherche toujours les plus vieilles, celles de la Première Guerre mondiale ».
À travers toutes ces étiquettes, Michel et Françoise explorent le territoire français et constatent aussi l'évolution des normes. « On connaît tous les départements et les différentes villes, rigole Michel. Et puis on constate l'impact de l'Union européenne aussi. Par exemple pendant la Première Guerre et un peu après, tous les fabricants mettaient leurs noms sur les étiquettes. Ensuite il y a eu les grosses entreprises, les multinationales et les normes européennes que l'on remarque par les codes sur les boîtes. »

Chaque trimestre, Michel reçoit le catalogue des nouvelles étiquettes du président de l'association nationale des tyrosémiophiles. « Ça nous permet de voir les dernières nouveautés et de nous lancer de nouveaux défis », explique Michel toujours à la recherche d'autres collectionneurs dans la région.

Michel Hoiret a classé ses 35.000 étiquettes de fromages dans 80 classeurs.
Supermarchés, brocantes, troc, il est à l'affût de toutes les étiquettes.
 
repères

Combien ça coûte les étiquettes ?
Vous ne vous ruinerez pas en commençant une collection d'étiquettes de fromages. Sur le site de vente en ligne Ebay, les prix respectent le montant donné par Michel Hoiret : entre 2 et 3 € pas plus. « Ce ne sont finalement que des morceaux de papier », lance le collectionneur. Certaines étiquettes dépassent tout de même les 10 €… Michel Hoiret, lui, n'utilise jamais Internet, il préfère demander aux vendeurs ou le troc.

en savoir plus


Un peu d'étymologie
Un collectionneur d'étiquettes de fromages se nomme un tyrosémiophile. Cela vient du grec « tyros » qui signifie « fromage », « semeion » qui signifie « marque » et « philein » qui signifie « celui qui aime ». Littéralement les tyrosémiophiles sont ceux qui aiment les marques de fromage. Il en existe plus de 35.000 en France. Il existe également un club national de tyrosémiophiles.
Margaux Rousset - http://www.lanouvellerepublique.fr/
 
   
        10 août 2016        
 

Roche-la-Molière (Loire)

Jean Paul Royon, collectionneur d’étiquettes de fromage

Depuis vingt ans, Jean-Paul Royon s’est pris de passion pour les étiquettes de fromage, particulièrement celles de La Vache qui rit. Il en possède plus de 5 000. 
 
 
  Jean-Paul Royon est atteint de tyrosémiophilie. Rassurez-vous, bien qu’incurable il ne s’agit pas d’une maladie grave. Ce mot « tout à fait barbare », comme il l’explique, désigne en fait l’activité de collectionner les étiquettes de fromage.  « Ce mot vient du grec turos qui veut dire fromage, de semelon, qui veut dire signe et philo, ami, ce qui signifie littéralement : ami des signes provenant du fromage, soit collectionneur d’étiquettes qui ornent nos fromages.
De toutes sortes : rondes, carrées, triangulaires, rectangulaires ou ovales », explique-t-il.

« En France il y en peut-être 1 500, basés surtout en Normandie »

Une collection à laquelle se livrent des milliers de tyrosemiophiles à travers le monde. « En France il y en peut-être 1 500, basés surtout en Normandie. Dans la région je n’en connais pas, pourtant on est une région de fromages. »

« J’ai commencé il y a vingt ans », se souvient Jean-Paul, dont une des filles s’était amusée précédemment à récupérer quelques étiquettes. Mais c’est dans un salon des collections à Lyon que le déclic s’est véritablement produit. « J’ai vu un grand panneau de fromages où il n’y avait que des étiquettes de Vache qui rit. Je pensais qu’il n’existait qu’une sorte de boîte. »

Le comble c’est donc que cet amateur de fromage, mais pas du petit triangle de fromage fondu, s’est pourtant pris de passion pour les étiquettes de Vache qui rit. « J’en ai 3 000. En tout il y en a plus de 5 000. »

Le Veau qui pleure, une étiquette difficile à trouverIl tire une fierté toute particulière des pièces signées, telle La Vache qui rit dessinées par benjamin Rabier, un célèbre illustrateur de l’époque. »

C’est en 1924 que le visuel de La Vache qui rit a été mis au point, et le produit a généré ensuite la convoitise des concurrents. Sollicité par d’autres fromagers, Benjamin Rabier a réalisé plusieurs autres modèles d’étiquettes. Cela a causé des déceptions à Jean-Paul Royon.

« Je voulais acheter l’étiquette Le Veau qui pleure, je l’ai loupée… C’est une étiquette concurrentielle qui est restée peu de temps sur le marché. »

Mais le tyrosémiophile possède encore bien d’autres étiquettes suscitant son intérêt.Celles de camembert, de Saint-Paulin… Ou de chèvres. « C’est de la folie d’avoir commencé les chèvres. Il y en a beaucoup trop ! »    

Jean-Paul Royon (à gauche) aux côtés du fromager Philippe Déléage montre une boîte factice de Vache qui rit, datant de 1925, servant à la décoration des fromageries.  Photo Christine LIOGI

 

  

« Chez moi, c’est un musée », se plaît à dire en riant Jean-Paul Royon. C’est dans des classeurs qu’il garde ses trouvailles patiemment dénichées. Des étiquettes, il en a plus de 5 000. Une collection intéressante pour lui. « D’un point de vue artistique, l’étiquette est porteuse d’une variété de sujets abordés par nos dessinateurs et graphistes pour assurer la présentation et la promotion d’un produit. D’un point de vue dictatique, l’étiquette évoque des informations relatives à la géographie de la France laitière et fromagère. »

La collection d’étiquettes de fromage peut se faire de différentes manières. Par exemple pour le camembert, il les classe par thèmes : les moines, les animaux, les fermières avec les vaches, les fermières avec le bonnet, la fromagerie… « Dans la région il est très difficile de trouver des étiquettes », poursuit Jean-Paul, qui est adhérent du club d’Acquigny et qui écrit régulièrement aux fromageries régionales. La ferme du prieuré à Saint-Romain-le-Puy, Guilloteau à Pélussin, Gérentes à Araules qui lui envoient des étiquettes afin de compléter sa collection. « Je travaille avec des correspondants, eux aussi collectionneurs : je leur trouve des choses qu’ils recherchent et ils me trouvent des étiquettes. On se les envoie : on a confiance. Pas d’argent entre nous : on s’échange. »

Il peut compter également sur son fidèle fromager, Philippe Déléage et ses vendeuses Christel et Françoise. « J’ai bien connu le grand-père de Philippe, fromager à Firminy et son père était un bon copain », ajoute-t-il. En plus des étiquettes de fromages, il collectionne les objets publicitaires qui s’y rapportent. « J’ai 1 500 porte-clés, 600 pin’s et 500 factures de fromageries. Car il s’intéresse par ailleurs aux factures de fromageries des années 1800 -1850. « Elles étaient magnifiques, illustrées avec des fermes, des vaches : aujourd’hui il n’y a que le tampon. »
 
    leprogres.fr / JNP juillet 2016    
   
        18 juillet 2016        
 

Dans l’album du tyrosémiophile

 
 
La collection de Bernard Wagner approche les 5.000 étiquettes de fromages.
 Que des meusiennes. Photo J.-N.P.

Tyrosémiophile ? Le mot vous parle ? Oui, c’est ça, c’est un collectionneur. Mais pas de décapsuleurs, pas de tyrannosaures, ni même de muselets de bouteilles de champagne, mais d’étiquettes de fromages.

C’est avec le Barisien Bernard Wagner, tyrosémiophile de la première heure, que nous avons eu envie de passer une bonne partie de l’été ; pour partir à la découverte ou à la redécouverte de la Meuse fromagère.

Passionné comme tous les collectionneurs, Bernard Wagner est aussi un connaisseur de l’histoire des laiteries qui ont fait la Meuse.

Aujourd’hui à la retraite, il a débuté sa collection en 1961, année où il a commencé à travailler dans une… laiterie. Entre ses débuts comme manœuvre à la laiterie Maison du Val à Noyers-le-Val et sa retraite dans l’encadrement à la fromagerie Bel de Cléry-le-Petit, il a amassé près de 5.000 étiquettes de fromages, que des meusiennes. La plus ancienne de sa collection date de 1895. La première étiquette ronde de camembert date de 1887.

Membre honoraire de l’association des tyrosémiophiles de France, notre collectionneur a recensé par moins de quelque 180 laiteries dans la Meuse. Au début du XXe siècle, la Meuse en comptait un peu moins de deux cents. Après la Seconde Guerre mondiale, on en dénombrait moins d’une centaine. Les années 60-70 et l’arrivée des grandes surfaces ont eu raison des fromageries pour la plupart très artisanales. Aujourd’hui, on en compte moins de dix.

Parmi les dates marquantes, on en retiendra deux : 1935 : année à partir de laquelle sont mentionnés les pourcentages de matières grasses sur les étiquettes. Autre date le 21 avril 1954 avec les mentions des codes des laiteries (55G, 55Y, 55BC…) qui apparaissent sur les étiquettes (non obligatoires si figurent les noms et adresses des fabricants).

 
    L'Est Républicain / JNP juillet 2016  
   
        29 juin 2016        
    Le déjeuner de Pitou    
Inspirée d’une carte postale faisant partie d’une série de 10 cartes militaria : "La journée de Pitou".

1. La ferme !... non, la classe !!!
2. A vos rangs, fixe !
3. Si c’était seulement la dernière !
4. L’oreille à Jules
5. Encore une permission de 24 heures que je n’avais pas demandée !
6. Dire que j'en ai encore 350 comme ça a manger
7. C´est de la soupe c’est du rata - Ca n´en est pas, mais ça viendra
8. On passe tout de même de bons moments à la caserne, sur le pieu du copain !

9. Victoire à bien raison ! Un rien m'habille
10. M’est avis que Mars ne peut rivaliser !
        
Cette étiquette de camembert est déposée en 1905 par Alphonse-Louis Lebret, fromager à Saint-Loup de Fribois dans le Calvados. Par ce graphisme, A. Lebret fait entrer avant la grande guerre les camemberts dans les casernes.


Beaucoup de détails intéressants apparaissent sur ce tyrosème :

L’affichette du mur où figure sur la carte postale "Règlement" est transformée en Menu. La soupe et le rata sont repris, il manquait juste un dessert.

Les mots "Rata" (ragoût) et "Pitou" (soldat français), mettent l'argot militaire en avant, et il le sera davantage encore en 1914-18 par le langage des poilus.

Au milieu de la "piaule" (de la chambre), figure un "cabot" (un caporal), en "limace" (en chemise) et en "falzar" (pantalon) rouge garance.
Les "baguettes" (épaulettes) rouges font parties de l’équipement d’apparat type du "Cab-four" (Caporal-fourrier ou cabot-four) français de 1867 à 1914, et porté également par les sous-officiers.

Sur l’étagère, un "kébour" (un képi modèle 1884) est posé sur une pile de "fringues" (d’habits).

On distingue au bout du "nougat" (fusil Lebel modèle 1886/93) ses épaulettes rouges et son ceinturon en cuir noir retourné.

On aperçoit aussi sur le "plumard" (le lit) une capote modèle 1877 et à côté "l’azor" (le sac à dos) qui renferme le "barda" (l’équipement du soldat)
.

Lorsque "le fiflot" (le soldat français) se becquete des clarinettes (n’a rien à manger), un gros morceau de "bricheton" (de pain) et un "maous" (bon) "calendos" de la marque "Le Bret" permet de bien "se les caller" (bien manger).
     
                                       
        18 mai 2016        
    Le Pierrot Cointreau    
Une photographie du mime Najac qui rigole avec son lorgnon, réalisée en 1898 par Nadar, est exposée au Musée du Cointreau à Saint-Barthélemy-d'Anjou.

Cette photographie a été la source d'inspiration de l'illustrateur Tamagno, qui à donné naissance au célèbre visage de pierrot, qui représente maintenant l'emblème du Cointreau, cette liqueur à base d'orange créée par Edouard Cointreau.
La fromagerie de Noiron s'est appropriée dans les années 1960/70 cette imagerie en reprenant un pierrot myope seulement de l'oeil droit, et goutant avec sa langue un délicieux camembert.
 
        17 mai 2016        
   
 

Une devinette

Claude Hopquin se demandait de quelle fromagerie provenaient ces départements en plastique rigide.

*********

Ces pièces se trouvaient dans des boites de fromages des années 1966/67 diffusées par les fromageries Besnier (aujourd'hui groupe Lactalis, marques Président, Lanquetot...). 

Chaque pièce indique le nom du département et celui de sa préfecture, avec une illustration en relief typique du département.

Chaque pièce mesure 6 à 8 cm en moyenne. Le jeu complet compte 88 départements et mesure 45 x 45cm

 
                   
27 avril 2016

 
Retrouvez le reportage TV sur le musée de Marcel Gousseau :
http://tvvendee.fr/le-journal/edition-du-jeudi-19-mai-2016_19052016?cid=68776
 
15 mars 2016
Bocage ornais : quand chaque village avait son fromage...

Originaire de l'Orne, Gérard Clouet profite de sa retraite pour mener des recherches sur les anciennes fromageries du département. Son enquête l'a mené jusqu'à Champsecret...
De Saint-Bômer (Orne) à Mantilly en passant par Champsecret et La Ferté-Macé, de nombreuses communes du Bocage ornais possédaient leurs propres fromageries et donc leurs propres étiquettes.
Désormais à la retraite, l’Ornais Gérard Clouet effectue actuellement des recherches sur les anciennes fromageries de l’Orne. Si beaucoup d’entre nous connaissent le fameux « Camembert du Champ secret », qui se rappelle aujourd’hui du camembert « Le Poilu » ?
 
Illustres Champsecrétois
Certes, l’étiquette de ce fromage était produite dans le Calvados, mais le producteur était bel et bien originaire de Champsecret, affirme Gérard Clouet. « Il était un des enfants de la famille Barré qui a beaucoup contribué au développement de la fabrication de fromage dès la fin du XIXe siècle ». Mais il n’a pas été le seul. « Deux autres natifs de Champsecret ont créé des fromageries en dehors de la commune », poursuit Gérard Clouet, qui recherche actuellement des témoignages et des descendants de ces familles qui ont marqué l’économie rurale de la fin du XIXe et du XXe siècle, « non seulement à Champsecret mais aussi sur bien d’autres communes du Bocage ornais ».Gérard Clouet profite de sa retraite pour mener des recherches sur les anciennes fromageries du département. Son enquête l’a mené jusqu’à Champsecret, d’où est originaire le producteur du camembert « Le Poilu ».

 

   
Champsecret, une tradition fromagère
Dans ses recherches, l’ex directeur régional de l’environnement pour la Basse-Normandie s’est tout particulièrement intéressé au camembert « Le Poilu », dont l’étiquette a été apposée par Pierre Barré sur les camemberts qu’il fabriquait au Mesnil de Lieury près de Saint-Pierre-sur-Dives.En quoi cette production implantée dans le Calvados peut-elle bien concerner l’Orne ?Gérard Clouet s’explique :
Pierre Barré (1863) est le cinquième enfant d‘une famille de Champsecret qui a compté dans la tradition fromagère de cette commune. En effet Isidore (1862) le quatrième enfant va créer dans la ferme familiale de « La Vente » une fromagerie qui connaîtra un essor important. Elle sera ensuite rachetée dans les années 1930 par l‘entreprise Rigaud qui elle-même sera reprise en 1980 par Vallée
A Saint-Bômer, la fromagerie des Forges
Eugénie (1869), la dernière des enfants Barré, après avoir travaillé comme son frère Esther (1857) avec Isidore à la fromagerie de la Vente, va épouser Victor Hochet de Saint-Bomer-les-Forges, bourrelier de profession. Forte de son savoir faire elle crée avec son mari, la fromagerie des Forges. Cette dernière après avoir été rachetée dans les années 30 par Brand et Levasseur puis par Préval en 1965, rejoindra en 1980 le groupe Besnier.

Le passionné d’histoire poursuit :
D‘autres familles de Champsecret ont, elles aussi, compté et marqué le paysage de l‘économie rurale par leur production de fromages : Langlois-Corvée à la ferme de « Bellevue », et Bigeon-Masseron au « Gros Douet du Moulin
On en fait toujours un fromage !
Ce savoir faire dans la fabrication de fromage s’est aussi exporté hors de Champsecret via des natifs de cette commune. « Alfred Rabarot (1862) s‘est installé dans le Calvados et a produit des camemberts à Lieury et Mittois. Quand à Victor Amiard (1846) après avoir exercé le métier de tourneur sur bois à Saint-Pierre d‘Entremont, il y crée dans les premières années de 1900, une fromagerie au lieu dit « La Noirée ». Elle sera reprise vers 1911 par un industriel nantais avant de rejoindre le groupe Brand-Levasseur », ajoute Gérard Clouet. Aujourd’hui cette tradition de production fermière de fromage née à la fin du XIXe perdure encore à Champsecret à la ferme de « La Novère ».

Appel à témoins
Insatiable dans ses recherches, Gérard Clouet s’est associé à Michel Lebec, de Vimoutiers, qui a initié des recherches identiques sur l’ensemble du Pays d’Auge.
Nous coordonnons nos recherches pour optimiser au mieux nos efforts
Un travail de fourmi comme le confie ce retraité hyperactif.
Les sources d‘informations sont assez difficiles à mobiliser. Peu ou pas d‘archives disponibles, et des témoins qui se raréfient, c‘est pourquoi je cherche tout document et toute source d‘information : descendants des familles de fromager, employés, distributeurs… me permettant d‘avancer
lepublicateurlibre.fr - Valentin Biret


Le Poilu et le camembert
Le camembert « Le Poilu » a été créé par un homme originaire de Champsecret. Une étiquette de camembert ancienne, dont le producteur est originaire de Rouellé, entre en résonance avec les commémorations autour du centenaire de la première guerre mondiale. Gérard Clouet explique la relation entre le « Poilu » et le camembert.
Le camembert doit en partie sa réputation à la première guerre mondiale. Auparavant il n’était essentiellement consommé que dans l’ouest et dans la région parisienne grâce aux réseaux de transport par voie ferrée. Un cadeau victime de son succès Pendant les quatre premières années de la guerre, comme beaucoup d’autres fromages régionaux, il était souvent glissé dans les colis que les familles envoyaient aux hommes mobilisés sur le front. Ce n’est que vers la fin 1917, que l’intendance militaire, sollicitée sans succès à maintes reprises par les fabricants de camembert normands, finit par passer ses premières commandes et le faire entrer dans « l’ordinaire » du poilu. Le succès est immédiat au point que les producteurs normands ne peuvent satisfaire seuls aux commandes.

Un million de camemberts par mois
Il faut faire appel aux fabricants de toutes les régions laitières pour fournir de l’ordre de 1 000 000 de camemberts par mois, sans pour autant subvenir totalement aux besoins de l’armée.
La notoriété qu’il acquiert au cours de la seule année 1918 va faire naître le mythe « Camembert ».

De l’hommage de Clemenceau à la conquête du monde
Cette réputation va se poursuivre et perdurer avec le retour des soldats une fois la guerre achevée. En s’adressant en 1919 aux anciens de la cote 504 près de Verdun, Clemenceau ira jusqu’à saluer le camembert,
cet autre ami des hommes aux heures difficiles
Le camembert n’a plus été plus l’apanage de la seule Normandie. Quasiment toutes les régions françaises se sont lancées dans sa fabrication. Il est devenu un fromage populaire incontournable sur toutes les tables partout en France. L’export vers les États-Unis et Le Royaume-Uni s’organise principalement à partir du Havre.

Gérard Clouet

Sources : Les Poilus et les fromages. Etienne de Banville. Éditions du Rosel. 2008. Fromages et fromagerie du pays d’Auge des années 1870 à nos jours. Michel Lebec. Éditions de la Viette. 2012. Archives départementales de l’Orne.
 
13 mars 2016
Bar-le-Duc : immersion dans la foire aux vieux papiers
   
Qu’ils soient marchands ou clients, ils sont tous collectionneurs
et poussent la passion jusqu’à venir tous les ans à la foire aux vieux papiers.
    

Bernard Wagner et Alain Fresne
     
  Quand il franchit la porte du hall des Brasseries pour la foire aux vieux papiers et collections, on a l’impression que le Barisien Bernard Wagner revit à mesure qu’il va pouvoir replonger dans le passé.

Son passé, sa passion, ce sont les étiquettes de fromage. Monsieur est tyrosémiophile. Et depuis belle lurette. « Oh lala, j’ai travaillé pendant 43 ans dans les fromageries, alors… ». Alors, à 70 ans, Bernard Wagner est à la tête d’une collection de plus de 4.000 étiquettes. « Que des meusiennes, qui ne concernent que des fromages fabriqués en Meuse. »

La première ? « C’était du Port-Salut de chez Maison Duval à côté de Revigny, une des plus anciennes fromageries industrielle d’Europe. » C’est là que Bernard a débuté tant sa vie professionnelle que sa vie de collectionneur, jamais rassasié. Ce samedi, sur un stand de la foire aux vieux papiers il a trouvé une perle rare. « Une étiquette de camembert de la fromagerie de Consenvoye. Je la connaissais, ça fait 15/20 ans que je la cherche. »

Pour 150 euros, elle est venue compléter sa collection grâce à Alain Fresne, un marchand venu de Normandie. Celui-ci n’a d’ailleurs pas perdu une miette des connaissances de son acheteur pour compléter les données concernant une étiquette de brie. « En les regardant on peut les dater. Celles qui n’ont pas la mention du taux de matière grasse sont antérieures à 1935 », explique le passionnant passionné dont la plus ancienne étiquette date de 1895. Et toutes les étiquettes ont une histoire « les connaître, voilà ce qui est intéressant pour les collectionneurs. » ... Et sur les stands pas que des cartes postales ou des étiquettes, mais aussi des BD, des livres anciens, des pièces, jouets, timbres capsules… tout ce qui donne la collectionnite aiguë.
   
  Karine DIVERSAY, L'EST REPUBLICAIN    
02 mars 2016
 Exposition le 20 mars à Soissons (02)
 
29 février 2016
 Portes ouvertes le 16 mai à Maillé (85)

03 février 2016
La Ferme des 3 rivières
La "Ferme des trois rivières" se situe au nord ouest de l’Eure-et-Loir, au point de confluence de l’Avre et du ruisseau de Lamblore
(un des principaux affluent de l’Avre), et également à l'endroit d’une source se jetant dans le lamblore.
   
 

Vers les années 1920, Georges Bernollin s’installe dans le moulin de Launay et y produit pendant quelques années des camemberts.

Sur l’étiquette de fromage, la "fromagerie du Petit Launay", est représentée en pleine activité, sa haute cheminée crachant de la suie.

Le paysage de l’étiquette représente une vue du lieu dit "Launay"en direction de l’ouest. C’est ainsi qu’au premier plan sur la gauche se cache derrière la haute haie le Château de Montuel, et en fond de plan plusieurs édifices se détachent de l’horizon : en haut à gauche le clocher de l’église de Rueil la Gadelière, le troisième monument est sans doute l’église Notre Dame de Verneuil sur Avre, et en haut à droite la tour de l’église de La Madeleine à Verneuil sur Avre.

La vue, les chemins, et les cours d’eau sont schématisés, mais représentent une vue générale de l’ensemble. Des informations complémentaires sont les bienvenues.

 
27 Janvier 2016
  Le Maillot Jaune  
 
  

Lors du tour de France de 1952, à la 10éme étape, le 5 juillet, l’Italien Fausto Coppi fausse compagnie aux autres coureurs lors de l’ascension de l’Alpe d’Huez, et endosse le maillot jaune.

Le lendemain, l’étape reliant Bourg-d’Oisans à Sestrières en Italie, avec la fameuse montée du col du Galibier (2556 mètres), voit Fausto Coppi creuser l’écart avec ses poursuivants. Il lâche ses adversaires à 7 km du sommet du Galibier, double Giully, poursuit seul, et frappe un grand coup en reléguant le deuxième, l’espagnol Ruiz, à plus de 7 minutes.

L’étiquette de fromage est inspirée d’une photographie diffusée dans la presse et prise lors de la montée du col du Galibier.

 

 
 

La presse de l’époque ne manque pas d’éloge sur la performance de Coppi lors de la montée du col :

"D’un coup de pédale rageur, il a faussé compagnie à ses camarades. Le voilà qui s’élance à la poursuite de Guilly, dans un style qui ne fait aucun doute sur l’issue de sa tentative. A chaque fois que Coppi a voulu mettre ainsi "tout le paquet", il a irrésistiblement creusé un écart et ses adversaires n’ont jamais eu la tentation de s’accrocher à lui. C’est en quelque sorte sans le rechercher qu’il a doublé sa supériorité physique d’un ascendant psychologique."

Cette étape cruciale lui permet d’obtenir 20 minutes d’avance au classement général devant Alex Close et Andrea Carrea, une avance qu’il va gérer jusqu’à l’arrivée triomphante le 19 juillet aux Champs Elysées.

Après cette étape, le Tour de France 1952 est quasiment terminé. Inquiets, les organisateurs décident de doubler le prix offert au 2ème du général à Paris.

  
 
      16 Janvier 2016      
      Le Triomphe      
 

Le Monument aux Girondins, appelé aussi "Le Triomphe", édifié entre 1894 et 1902 sur la place des Quinconces à Bordeaux, est constitué d’une colonne et de deux fontaines monumentales, qui commémorent les Girondins de la Révolution ainsi que la République.

La première fontaine représente une femme tenant un sceptre, symbolisant la République. La deuxième fontaine (le bassin de la Concorde) est celle qui a inspiré l’étiquette de fromage ci-jointe. Ce bassin se compose d'une statue mi-drapée, le torse nu comme la Vérité. Elle étend un bras protecteur sur un groupe d'hommes qui s'embrassent, c'est la Fraternité. A droite, l'Abondance répand à profusion les fruits de la terre. Un chérubin chevauche un poisson, les Grâces l'entourent et forment une ronde. Ce sont les symboles du Bonheur et de la Vie, conséquences de la Concorde et de la Paix. Aussi des chevaux-poissons traînent le char de la Concorde.

Les personnages en bronze constituant cette fontaine ont été vendus 30 francs le kilo aux Allemands (le prix de la ferraille à cette époque) pour être fondus, et déboulonnés en 1943. Les 34 sculptures disparaîtront ainsi du paysage Bordelais durant de nombreuses années. Elles seront miraculeusement retrouvées intactes à Angers puis ramenées à Bordeaux ou elles seront longtemps stockées au pied du pont d'Aquitaine. Il faudra tout de même attendre 1982 pour que les célèbres chevaux marins, les allégories, les chars de la République et de la Concorde retrouvent leurs bassins au pied de la colonne.

Le camembert "Le Triomphe" est déposé en mars 1912 par M. Arthur Blondel, fromager à Le Breuil-en-Auge.

 

 

 

 

 
13 Janvier 2016
Le Corsaire
 
"La Confiance" est un petit trois-mâts célèbre pour avoir été commandé par le corsaire Robert Surcouf. Ce voilier, du style frégate légère, est lancé à Bordeaux en 1799, et armé de 18 canons. Robert Surcouf le mène dans une campagne de plusieurs mois dans l'océan Indien qui lui permet notamment de capturer le Kent, un navire de 1.200 tonneaux portant 40 canons, lors d'un combat resté célèbre par sa rapidité et qui a fait l’objet d’un tableau d’Ambroise-Louis Garnay, exposé au Musée National de la Marine à Paris, et dévoilé ci-dessus.
Les corsaires, écumaient les mers jusqu’au 19e siècle, et attaquaient tout navire marchant battant pavillon ennemi. Contrairement aux pirates, les corsaires exerçaient une activité légale. Munis d’une lettre de marque de leur roi. Ils s’attaquaient en temps de guerre aux navires marchands ennemis pour récupérer leur cargaison. La prise était ensuite vendue aux enchères et l’État récupérait une partie du produit de la vente. Ces marins utilisaient des navires de petite taille, rapides, manœuvrants et discrets comme des flûtes ou des cotres. Au contraire des pirates, les corsaires respectaient les vies et les biens personnels avec des combats souvent très courts et peu meurtriers. Leur but étant de s’emparer du navire et de sa cargaison et d’obtenir une rançon de l’équipage.
06 Janvier 2016
La Boutonnière de Bray
    
Sur ce troisième tome de "La Boutonnière de Bray" qui vient de paraître,
vous trouverez plusieurs articles intéressants dont un manifeste sur
Gervais, Pommel, Danone, et le pays de Bray.



           
 
           
                   

 

                 
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