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10 décembre 2010
 

Etienne, l'originalité et la passion nous ont trouvées, réunies, puis découverts l'un l'autre. Plongés dans l'univers farfelu de la tyrosémiophilie, nous avons œuvré pour mettre en lumière nos découvertes fromagères sur cet univers inexploré. Travailleur insatiable, tous tes travaux reposaient sur une base solide que tu allais jusqu'à façonner toi même. Toujours respectueux envers les autres, séducteur, et attentionné, tu ne mettais jamais en avant ton érudition. De ta mémoire éléphantesque et ta vivacité d'esprit, jaillissaient dix idées à la minute. Tu resteras toujours une référence et un fil conducteur pour le restant de ma vie.

                                                               Eric D.

12 novembre 2010

Dans cette revue qui vient de paraître,

Lionel Gaudefroy s'est penché sur les fromages gras du pays de Bray

ainsi que sur l'ancienne fromagerie Lémery à Ricarville-du-Val, en Seine-Maritime.

 

contact : ph.gaudefroy@orange.fr

commander

08 novembre 2010

  

"CAMEMBERT,

histoire, gastronomie et étiquettes"

 

de François Bertin

vient de paraître !

 

détails

05 novembre 2010

  

Une déco sympathique pour cette épicerie du Connecticut !

source : restaurantsct.com

28 octobre 2010

 

L'ancien moulin de la Reinais

abrita longtemps la fromagerie Costa - Betton

 

 

Le collectionneur

Depuis près de 20 ans, Maurice Lécrivain se passionne pour l'histoire des fromageries d'Ille-et-Vilaine. Au fil des ans, il a collecté une multitude d'informations, de documents et de photographies. Il possède même une belle collection d'étiquettes de fromage. Alors, qu'on lui demande de parler de la laiterie beurrerie fromagerie Costa, ses yeux s'illuminent.

« C'est en 1921 que la fromagerie Costa a vu le jour, explique-t-il. Elle s'est installée sur le site de l'ancien moulin de La Reinais ».

 

Le Russe

À l'origine du projet, un homme, alors déjà âgé de 60 ans, Bernard Costa, immigré russe naturalisé français en 1889. « Bernard Costa était un personnage vraiment atypique et touche à tout, commente Maurice. Il a par exemple inventé une machine à couper et débiter le beurre en pains de dimensions déterminées. Le brevet a été déposé en 1938. C'était aussi un passionné de musique à l'origine de plusieurs compositions ». Pour autant, l'homme a déjà une sérieuse expérience dans le domaine de la laiterie puisqu'il a, entre autres, longtemps été responsable du service achats en Bretagne de la laiterie Bretel Frères.

 

La fabrique

Sitôt implantée, la fromagerie se spécialise dans la fabrication des fromages Port-Salut mais aussi dans le beurre frais et demi-sel et le camembert. Les marques qu'elle produit portent le nom de La Reinais, Chênes vert ou encore Sabot d'or. « Ces divers fromages obtiendront les plus hautes récompenses dans diverses expositions à Rennes et à Paris ». Il commercialise aussi les oeufs frais mirés qu'il expédie dans toute la France. Le lait est quant à lui collecté sur Betton bien sûr, mais aussi à Saint-Grégoire, Montgermont et Pacé. « L'annuaire de l'industrie laitière nous apprend qu'en 1931 la collecte de lait atteignait 3 500 litres en été et 2000 litres en hiver ».

La fromagerie est alors l'entreprise la plus importante de Betton et emploie dix personnes. « Il y avait bien la fabrique à charbon de la Motte de l'Ille, qui employait 60 ouvriers, nuance Maurice. Mais elle a fermé ses portes vers 1930 ».

 

 

La reconversion

En 1949, la fromagerie est pourtant rachetée par une société laitière de Saint-Grégoire. « À partir de ce moment-là, la fabrication a été stoppée » explique Maurice. En 1955, et comme beaucoup de fromageries de l'Ille-et-Vilaine, le site est définitivement fermé. Abandonné pendant un an, le moulin retrouva sa fonction première puisqu'il fut remis en fonctionnement pour moudre le blé dénaturé. Aujourd'hui, il abrite une importante entreprise de travaux publics.

                                                                                                                            Ouest-France le 18 août 2010

 

22 juillet 2010

 

Marcel Gousseau expose à l'Office du tourisme d'Evron 53

une exposition d'étiquettes de fromage de la Mayenne

sur le thème :

'L'éponymie et les étiquettes de fromages du département de la Mayenne ''

Plus de 200 tyrosèmes sont présentés des années 1900 à nos jours ;

Durée de l'exposition : tout le mois de Juillet et Août 2010.

Cela coïncide également avec les 50 ans de l'usine BEL d'Evron 53

 Si vous passez par la Mayenne, venez faire un ''coucou'' à Marcel et sa "super expo",

une première en Mayenne avec le concours de l'Office du tourisme.

 Objectif : Connaissance, sauvegarde, et valorisation du patrimoine laitier et fromager de la Mayenne.

 

 

 

 

07 juin 2010

EXPOSITION : un siècle de fromages 1850-1950

 

 

SAMEDI 12 JUIN 2010 :
Exposition de 14 h à 18 h, à la maison des associations et au restaurant municipal.
Conférence (15 h) de M. Etienne de Banville sur les étiquettes de fromages

Repas-dansant à partir de 20h30, salle de la Muse à Canon.
Repas dans le style du Second Empire : prix 20 euros

DIMANCHE 13 JUIN 2010 :
Exposition de 10 h à 18 h, maison des associations et restaurant municipal.
Messe à l'ancienne à 10 h, église Notre-Dame de Mézidon.

Défilé dans les rues de Mézidon-Canon
Animations l'après-midi par le groupe La Lurette
Conférence à 15 h de M. Jean-Pierre RIUS : l'alimentation du nourrisson au XIXe siècle.
Intronisation de Mme Benoist par la confrérie de la Teurgoule (16 heures).
Concours de teurgoule ouvert à tous : résultats dimanche 13 juin à 16h30
PRÉSENCE DES CONFRERIES DU CAMEMBERT, DU LIVAROT et de la TEURGOULE :

dégustation de camemberts et de livarot par les confréries du Camembert et du Livarot
PRÉSENCE DE Mme Véronique Herbaut, (dimanche après-midi)

auteur du livre "Le livarot - de la viande de l'ouvrier au sélect colonel", qu'elle pourra dédicacer.

Lors de cette exposition, vous aurez l'occasion de découvrir, entre autres,

les fromageries du canton et de la communauté de communes de Mézidon-Canon

(Lepetit, Paynel, domaine de St-Loup de Fribois, Magny-la-Campagne, Magny-le-Freule, etc),

mais aussi le monde paysan normand à travers ses costumes.

Le tout agrémenté d'animations avec des personnes costumées,

soit en normand, soit dans la période du Second Empire.

Un bulletin regroupant l'essentiel de l'exposition sera disponible.

Nous vous espérons aussi nombreux que l'année dernière.

 

 mezidonhistoire.canalblog.com

02 juin 2010

Entretien avec Etienne De Banville, tyrosémiophile de St Etienne

http://www.collector.bbconcept.net

19 mai 2010

Marc Landreau est un collectionneur original. Il a une passion : les papiers à beurre. Il en possède 633. Il affectionne plus particulièrement les papiers des laiteries du Poitou-Charentes qui n’existent plus. Il existe toute sorte de collections. Certaines sont plutôt classiques, d’autres sont plutôt surprenantes. C’est le cas de Marc Landreau, à Pouillac, . Ce retraité est un butyrupapiphiliste. Il collectionne les papiers à beurre. “J’ai débuté ma collection en août 2001, lorsque j’ai pris ma retraite de soudeur. Mauricette, ma femme est déjà une collectionneuse avertie. Elle expose lors des salons, ses boîtes d’allumettes, ses cartes postales, ses calendriers de pompiers, ses fèves. Moi aussi je voulais une collection que personne ne faisait. Alors pourquoi pas les papiers à beurre!”, raconte-t-il. Et depuis six ans, Marc Landreau n’achète plus le beurre de la même façon. “Mon regard sur les étiquettes est différent .”

   

633 papiers à beurre
Comme tout collectionneur qui se respecte, tout est classé minutieusement, rien n’est laissé au hasard. Tout se trouve dans des classeurs, dans des pochettes plastifiées. “Je collectionne les papiers à beurre de France et de l’étranger. Au total j’en ai 633. Cela va de la portion individuelle de 10 g, jusqu’à l’opercule de 10 kg, demi-sel, doux, papier sulfurisé, aluminium, de toutes les couleurs, avec ou sans logo, avec ou sans macaron, avec ou sans dessin, avec ou sans code-barre. ”

  
Autant dire que la gamme est large ! Bien sûr, il a des préférences. “Ma priorité est pour les papiers à beurre du Poitou-Charentes et plus particulièrement, ceux fabriqués dans les laiteries qui n’existent plus. Je recherche tout ce qu’il y a de plus ancien. Ensuite, je les classe par région et ensuite laiterie par laiterie.” Marc Landreau parle avec passion de “ses papiers”, et connaît même certaines anecdotes des laiteries. “Mon plus vieux papier date de 1947, de la coopérative laitière de Taugon il s’agit d’un beurre extrafin Thierache.” Au fur et à mesure qu’il tourne les pages, on découvre la laiterie coopérative du Moulin d’Isaac, de Clion-sur-Seugne; la laiterie de Souillac, à Villars-en-Pons ; le beurre Saint-Jean-la-Ronde à Saint-Jean-de-Liversay, le beurre la Fontaine des Veuves à Saint-Pierre-de-l’Isle, la laiterie Fontbouillant à Montguyon, celle de Chepniers. Parmi les papiers à beurre, il y a ceux situés dans les Deux-Sèvres : la laiterie de Chail à Melle, de Pamplie à Champdeniers, d’Echiré, de Mauzé “fondée en 1890”, précise-t-il. En Charente, il a entre autres, un papier à beurre extrafin de L. Lescure château de Claix, à Roullet. Et la liste ne s’arrête pas là. Marc Landreau se fait historien pour raconter les créations, les fermetures, ou les reprises de laiteries. “La première laiterie coopérative a été fondée en 1888. Avec l’arrivée du phylloxéra, beaucoup de viticulteurs ont arrêté la vigne et ont fait le choix des vaches laitières. On comptait jusqu’à une laiterie par canton, pour le département. Et puis au fur et à mesure elles ont arrêté ou bien ont été reprises.” Dès qu’il peut trouver l’historique d’une laiterie, il l’intercale avec les papiers de beurre correspondants. Parmi les papiers hors Poitou-Charentes, le butyrupapiphiliste montre celui de la laiterie du Queray, dans le Midi-Pyrénées, ou de Bretagne, du Nord, du Pas-de- Calais, d’Auvergne. “Certaines régions utilisent des papiers blancs pour le beurre, chacune a un peu sa particularité dans l’emballage.”

  

Les perles rares
Pour un néophyte, quoi de plus ordinaire qu’un papier à beurre. Et pourtant, Marc Landreau a quelques emballages plutôt originaux. “J’ai un papier à beurre en braille. Je possède également un papier à beurre d’Echiré demi-sel, fabriqué pour les Émirats arabes et enveloppé dans du papier doré.” Il montre également ce papier à beurre qui n’est pas en vente dans les magasins. “La vente de ce beurre est interdite. Le papier est estampillé Aide CEE, cela signifie que le beurre est donné pour la banque alimentaire.” C’est par le bouche à oreille que sa collection prend de l’ampleur. Il participe à quelques salons, avec le club des collectionneurs saintongeais de Saint-Martin d’Ary. A sa connaissance, il n’y a pas de club pour cette collection. “Je me suis rapproché du club des tyrosémiophiles (collectionneur d’étiquettes de fromage) pour connaître d’autres collectionneurs ayant la même passion que moi, mais sans succès.” Quand à lui demander sa préférence pour un beurre, sans hésitation il répond “le beurre de baratte !”
                                                                                                                                      Laurence Guilemin, agri79.com
   

Marc Landreau : “Le bois du canton” 17210 Pouillac

   

Les opercules aussi...
Pour amplifier sa collection, Marc Landreau collectionne également les opercules de portions individuelles. “Je recherche des opercules de beurre, de confiture, de compote, de miel, de fromage, de ketchup, de Nutella, de mayonnaise, aussi bien français qu’étranger”, souligne le collectionneur. Actuellement, il en possède 1200, tout confondu. Au fil de la collection, on voyage au Maroc, au Québec, en Espagne, en Roumanie, en Italie, en Chine, aux USA... Les opercules toujours classés avec rigueur se succèdent : opercules café-crème, café, fromages blancs, yaourts, crèmes desserts, mousses au chocolat, compote... Il s’amuse des devinettes, des dessins, que l’on voit sur les opercules. Il se fait pointilleux, lorsque les yaourts, les compotes vendus par quatre offrent un opercule avec un dessin central. “S’il manque un opercule cela n’est plus pareil. Il faut les quatre !” Comme pour les papiers à beurre, c’est le bouche à oreille qui fonctionne. “Les voisins, les amis voyagent et me ramènent des opercules. Et puis certains viennent voir ma collection lors des salons et m’envoient par la suite des opercules.”  La collection n’a pas fini de s’étoffer !

15 mai 2010

 

 

Chez les Gautier, on est « collectionneur dans l’âme ». Comme si collectionner était inné. C’est donc avec fierté que cette famille de Varennes-Jarcy dévoile ses trésors conservés des années durant et qu’elle participera demain au Salon des collectionneurs de la ville (lire ci-contre). Michelle, la maman, âgée de 47 ans, est fabophiliste, nom donné aux collectionneurs de fèves. A son compteur, près de 2500 figurines qui retracent la vie de Gaston Lagaffe, ressuscitent les personnages de Disney, évoquent l’histoire des monuments… Des morceaux de porcelaine qu’elle conserve dans des boîtes à chaussures après les avoir nettoyés : « Ça me rappelle les temps anciens, mon enfance », raconte l’élégante quadragénaire, qui part du principe que « collectionner, ce n’est pas acheter. C’est échanger, recevoir, chiner. »

Ce qui compte, c’est l’esthétique. Difficile de répertorier toutes les collections de son mari, Serge, 51 ans. Porte-clés, boîtes d’allumettes, timbres, pièces, badges, pins, disques… Un tourbillon d’idées jamais rassasiées et une dernière passion en date : la tyrosémiophilie, c’est-à-dire la collection des étiquettes de fromage. Alors tant pis si « ça pue » comme le fait remarquer Théo le petit dernier, ce qui compte, c’est l’esthétique, le premier regard : « Je n’aime pas le fromage… mais j’adore ses étiquettes. Ça m’attire. En plus, j’ai un esprit conservateur qui m’incite à regarder au-delà de l’utilité de chaque objet », détaille Serge, lunettes posées au bout du nez.

Mathieu, 19 ans, est l’aîné. Et le moins collectionneur, même s’il avoue avoir quelques timbres conservés dans des classeurs. Son frère Théo, 7 ans, en CE 1, a une frimousse d’ange. C’est lui qui a eu l’idée de remplir le grand tableau de bois posé dans le salon de… capsules de champagne! Oui, Théo est placomusophile : « J’ai trouvé ça joli alors j’ai dit que je voulais les collectionner. » Mais pas seulement. Avec le muselet, la ferraille qui entoure la capsule, il fabrique avec son papa des mini-objets : lunettes, moulin, fusée, tour Eiffel et même une « aiguille à tricoter pour les mémés ». Le petit blondinet trouve dans cette activité une occasion unique de partager une passion avec son père : « Mon papa me donne des astuces, des tactiques, sans lui, je ne le ferai pas. »

                                                                                                          Le Parisien, le 15-05-2010

16 avril 2010

 

Autour de la fourme de Montbrison, deux publications à signaler

 

La très active association Village de Forez a publié récemment des articles intéressants, ceux qui portent

attention aux caractéristiques anciennes de la fabrication et du commerce de la fourme de Montbrison.

 

Pierre-Michel Therrat, dans le n° 65 des Cahier de Village de Forez, intitulé

"Objets oubliés (cahier n° 2)", paru en juin 2009, détaille, dans les pages 34 à 45,

les instruments utilisés pour la fourme. Avec de nombreuses photographies, sont présentés :

la batte (ou caillère ou gerle), l'afrenié (ou afrenial ou brise-caillé), la ménole (ou l'étemo),

la selle fromagère (ou table d'égouttage), les moules à fourme, le chéneau (ou couloir à fromages),

si typique de l'égouttage de ce fromage persillé, ainsi que les outils pour creuser ces chéneaux.

 

Pour sa part, Maurice Damon, dans un article intitulé "Les livres de compte d'Emile Joandel,

propriétaire et marchand de fromage à Sauvain", retrace avec précision l'activité de ce collecteur

de fourmes dans la période 1886-1892, dans les pages 2 à 11 du n° 111 de la revue

Village de Forez, d'avril 2010. Nombreuses photographies.

Village de Forez, Centre Social de Montbrison, 13 place Pasteur 42600 - Montbrison

 

                                                                                 Etienne de Banville

13 avril 2010

sortie du livre

LE LIVAROT

vero herbaut.jpg (63718 octets)

de Véronique Herbaut

12 avril 2010

Denis Morainne, tyrosémiophile et fier de l'être - Laval

Les étiquettes de fromage, il les connaît comme sa poche. Et pour cause, ce passionné en possède 80 000 ! Il était ce week-end au salon toutes collections

 

L'histoire

« Tyrosémiophile, ça vient du grec. Thyros : fromage, Simion : marques, signes et le suffixe phil : aimer. » Denis Morraine sait de quoi il parle. Devant son stand de la Bourse toutes collections organisée, hier dimanche, par le club philatélique lavallois, il montre le livre sorti en 2007 et réalisé à partir de sa collection, commencée il y a 40 ans.

« Je suis fan des étiquettes de fromage mais pas en nombre. Ce qui compte c'est l'ancienneté, la qualité, le cliché. Chez moi, tout est classé par thème. » Denis explique que les étiquettes les plus prisées sont celles en chromolithographie. « Les plus anciennes datent de 1875. L'âge d'or, c'était entre 1895 et 1920. Elles étaient si belles. On y voyait des bateaux, des avions, des belles femmes et bien sûr des vaches. » De véritables images d'Épinal « sans le code-barres et les mentions de pourcentages », comme celle du Maréchal Joffre de 1920 ou le Poilu de 1914.

Avant on échangeait, maintenant c'est eBay

Sa collection, Denis, né à Laval, l'a commencée en 1961. « J'étais cuisinier au Mans et c'était facile, pour moi, de décoller les étiquettes des boîtes de camembert. » Et puis, en ce temps là, les collections, c'étaient des échanges. « Aujourd'hui, on en trouve sur eBay, mais à des prix fous et chez les antiquaires et marchands de papiers à Paris mais c'est très cher aussi. » D'accord, Denis est passionné alors il achète quand même mais « ce n'est pas obligatoire et puis l'échange est quand même préférable. »

Au départ, Denis collectionnait les cartes postales. « J'avais choisi les petits métiers de trois ou quatre grandes villes mais je me suis ruiné. »

La collection de cartes postales est un genre majeur alors que les étiquettes, c'est mineur. « Bien qu'à mon club d'Acquigny (Eure), on soit 600. » Pour lui, avec ces cartes anciennes, « on ne sort pas de la grisaille », à l'inverse des étiquettes, « variées et colorées. »

Maintenant Denis, à la retraite, habite à Nantes mais il se déplace souvent « à la découverte du patrimoine rural de notre beau pays dessiné sur toutes ces étiquettes. »

Le livre, écrit par Daniel Bordet et intitulé Mille et une étiquettes de fromage est vendu 70 € dans les bourses aux collections ou les clubs.

Jacqueline AZZI - ouest-france.fr

26 mars 2010

 

Serge Schéhadé vient d'ouvrir un nouveau site,

il souhaite réunir toutes les étiquettes existantes.

Voici un vaste programme qui demandera des années

et la contribution de nombreux tyrosemiophiles.

 

En attendant, Serge nous sort quelques bijoux de documents.

voir son site :

http://camembert-museum.e-monsite.com/

26 mars 2010

L'étiquette, témoin de l'histoire agricole

 

Michel Lebec est un tyrosémiophile averti. Depuis douze ans, il collectionne les étiquettes de fromage.

Inséminateur à la retraite, il a commencé par les cartes postales. « Depuis 33 ans, je me rends dans les fermes, j'aurais pu débuter bien avant. Je me limite au pays d'Auge. » Entre collectionneurs, les échanges s'opèrent lors de salons, de rassemblements comme à la Foire aux fromages et puis maintenant sur Internet.

Depuis quelques années, ce tyrosémiophile a pu constater l'évolution de l'industrie fromagère, le code-barres a fait son apparition : « Autrefois, il y avait une recherche, de la qualité sur l'étiquette. Maintenant, le marketing a pris le dessus et puis les fromagers sont peu nombreux. » Michel Lebec possède une belle collection, mais il n'en dira pas plus. Il ne faut pas attiser les convoitises et puis se pose des problèmes d'assurance car il y a un véritable marché de l'étiquette de fromage.

Pour le collectionneur, membre de la Société historique, l'étiquette est surtout un témoignage du passé : « Elle rappelle qu'il y avait beaucoup de fermes fromagères. La route Livarot "Saint-Pierre-sur-Dives est celle où l'on trouvait le plus de fabricants de fromage, au Mesnil-Bacley, à Sainte-Marguerite-de-Viette, Boissey. Sur l'étiquette, on trouve souvent une représentation du domaine très embellie, aux proportions généreuses. »

Pour Michel Lebec, membre de la Société historique, l'étiquette est surtout un témoignage du passé.

Thème de prédilection, la fermière au pot-au-lait. Le poilu de 1914, Guillaume le Conquérant et même le Mont-Saint-Michel, attirent le coup d'oeil. L'étiquette permet aussi de suivre des générations entières de fromagers. « En plus, on s'aperçoit qu'ils étaient souvent cousins. La généalogie des fromagers est souvent quelque chose de curieux. »

Ouest France - jeudi 04 février 2010

10 janvier 2010

 

Sortie d'un portfolio sur

"Les fromages enrichis : double-crème et triple-crème"

- de Etienne de Banville -

 

Les fromages double et triple crème n'ont fait leur apparition commerciale que vers 1890,

notamment avec l'Excelsior des Etablissements Morin-Dubuc à Rouvray-Catillon (Seine-Maritime) : 

affichant 72 % de matière grasse, c'était un double crème. Il a par la suite donné naissance au brillat-savarin,

ainsi nommé par Henri Androuët vers 1933, qui affichait un taux de 75 %, tout comme son clone, le Magnum.

Double crème à plus de 60 %, triple crème à 75 %, les fromages enrichis sont mal connus

dans la littérature fromagère.

Même si les Bousin et Boursault se sont imposés sur le marché,

à contre-courant du large mouvement favorisant les fromages allégés.

 

Actuellement, un "Groupement de promotion du brillat-savarin affiné de Bourgogne"

cherche à obtenir une AOC/IGP dans les années à venir.

 

*

 

Sur ce thème, Etienne de Banville a rédigé un petit portfolio :

 

"Les fromages enrichis : double-crème et triple-crème"

Editions du Rosel

ISBN : 978-2-9532062-1-0

contact : Etienne de Banville

 61theo@orange.fr

 

*

8 janvier 2010

 

 Exposition vachequiriphile 

 

 Passage sur "tvvendee.fr" de notre ami Marcel Gousseau 

 

 vidéo 

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