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Bonjour !

Nous sommes aujourd'hui le

    il est en France

         
En pleine bataille du camembert, entre les partisans du lait cru sinon rien et les autres, prêts à ouvrir une brèche vers

10 novembre 2019

 "La Valkyrie" - "La Wachkyrie" - "La Vache qui rit" - "La Walkyrie"

                   
 

Au début de la Première Guerre mondiale, l’Armée française lance un concours de dessin pour trouver la mascotte qui décorera les camions du régiment du RVF, "Ravitaillement en Viande Fraîche".

 
                   

Benjamin Rabier, dessinateur déjà connu, l’emporte avec une tête de vache fendue d’un large sourire.

Elle est brune et se nomme la Wachkyrie, une référence ironique à la Valkyrie, cette guerrière mythologique à la consonnance ressemblant à "la Vache qui Rit".

Habilement, Benjamin Rabier remplace "vache" par "wache" qui signifiait douanier ou garde en allemand d'où est tirée aussi l'expression "mort aux vaches".

Benjamin Rabier surnomme donc sa vache "La Wachkyrie".
Après la guerre, en 1919, Benjamin Rabier propose son dessin pour illustrer la couverture de la partition d'un foxtrot musical de Clapson.
                                       
La fromagerie Saint-Hubert de Paul Couillard à Nancy rachète ce dessin, et dépose le 28 février 1921 ce "camembert St-Hubert". Il est ensuite commercialisé durant quelques années mais sans trop de succès.   Quelques mois plus tard, le 16 avril 1921, Léon Bel, fromager de pâtes molles pasteurisées à Lons le Saunier dans le Jura, dépose son dessin "La Vache qui Rit" représentant une vache devant une barrière. Désirant améliorer le visuel de l'étiquette, après une suite de consultations auprès de plusieurs illustrateurs, il choisit le projet de Benjamin Rabier. Puis nous connaissons l'histoire de "la Vache qui Rit"...
                   
  "La Walkyrie", ce camembert lorrain ci-dessous, dessiné par André Bouckiliœn, date des années 1930. Ce fromage a dû été lancé pour concurrencer « La Vache qui rit ». Ou il a peut-être été créé pour surfer sur la vague du succès de « La Vache qui rit ». En tout cas, il a beaucoup de similitudes avec ce fromage fondu.  
     
Les Valkyries ont été rendues célèbres par Richard Wagner. Nous les imaginons comme des combattantes de la mythologie nordique chevauchant des chevaux et criant comme des guerrières.   
   

Des Valkyries dans les nuages avec leurs lances et leurs casques ailés
 
 

Sur cette étiquette de camembert, la Walkyrie chevauche une simple vache, mais sa présence n'est pas dû au hasard, elle permet de rappeller l’origine du fromage donc du lait. D'ailleurs, la vache arbore fièrement ces mamelles. Comme sur les dessins de Benjamin Rabier, la vache déploie un large sourire humain, et semble souhaiter la sympathie du consommateur. Quand à la Walkyrie, elle lance son cri de guerre : "qui l’avale... rit !". Cette expression n’est pas une contrepèterie, mais bien une paronymie : "la cavalerie !". 

 
     
 

Bouckiliœn signe ici une étiquette de qualité et continue d’affirmer sa touche artistique bien particulière.

 
     
       
         
    Voici une autre version de plus connue de cette déesse de la guerre. Ce fromage était fabriqué dans les années 50-60 par la fromagerie du Moulin de Breuil à Lapan dans le Cher. Ici la Walkyrie, coiffée d’un casque ailé, vêtue d’amples vêtements, et armée de sa lance, chevauche un cheval au galop.    
    rédaction ED    
                                       
11 octobre 2019

"Le petit Coupy"

de la fromagerie Scherly à Les Essards-Taignevaux (39)

   
  Lorsqu'en 1920, Aimé Scherly s'installa fromager au village, il ne se contenta pas d'acheter du lait pour en faire du beurre et du fromage de gruyère. En effet, il se lança dans la fabrication de camembert et de la cancoillotte qu'il commercialisa sous la marque : "Le petit Coupy"

Aimé Scherly alla déposer lui même sa marque fétiche le 12 avril 1933, au tribunal de commerce de Dôle.


C'est alors que le village connut une certaine célébrité. En effet, les étiquettes de ces produits affichaient un homme bien portant ressemblant au fromager lui-même qui, s'adressant à une jeune fille maigrichonne, lui disait en patois :
 
  "Mige du fremège pou amender".
           
 
L'étiquette du Petit Coupy avait fière allure

Amender était utilisé dans le sens de grandir. A cette époque, la ligne "haricot vert" ne devait pas exister aux Essards !

Le fils Marcel poursuivit l'activité en 1938.
En 1947, il achète cette belle batisse, un ancien pavillon de chasse du Grand Condé, devenue maintenant la mairie, et va y fabriquer ses fromages.
Décédé en 1955, la veuve de Marcel continua l'exploitation de la fromagerie avec un ouvrier jusqu'en 1971.
Malheureusement, le Petit Coupy fut remplacé par les traditionnelles meules de Comté et la fabrication de beurre.

Ainsi s'éteignait la belle histoire du Petit Coupy.
        sources Pays Dolois / ED    
                   
1er octobre 2019

  "Le voyageur" est de retour... et ne fume plus !

 
 
 
  ancien article de 2015 :

article du 31 mai 2015, Laurent Frétigné / Ouest France

La nouvelle étiquette d'octobre 2019

La loi Évin de 1991 est donc passée par là. Cette loi lutte contre le tabagisme et toute forme de publicité (« directe ou indirecte ») en faveur du tabac, ainsi que de toute propagande.

Quand à la consommation d'alcool, elle est autorisée à bord des trains, dans les limites fixées par la loi. Il faut bien sûr s'imaginer que "la piquette du voyageur" est remplacée ici par du simple jus de raisin.

Pour rappel, voici le lien vous expliquant l'histoire de cette étiquette.
 
                   
15 septembre 2019

   Lancement d'une souscription  

 pour la sortie du livre sur les frères Graf  

    Michel RENAUD et Gilbert BONIN

L’empire des frères Graf de Dole (Jura)
ou les débuts de la crème de gruyère
et du fromage fondu en France

Livre de 368 pages.

Couverture cartonnée.

Nombreuses illustrations.

Prix : 39 €
(30 € en souscription jusqu’au 31 octobre 2019)

EAN 9782954270586
ISBN 978-2-9542705-8-6

Contact :  06 01 75 76 10 / mi.renaud@orange.fr

sommaire et genèse du livre


souscription (pdf à remplir)
   
   
     
12 septembre 2019

Duras (47) : quand les étiquettes de camembert s’exposent

  Plus de 250 étiquettes de camembert sont présentées par l'association
Un P'Tit Vers de Dropt, à Duras: une partie de l'étonnante collection de Pierre Bireaud.
 
  Cette exposition est l’œuvre d’un tyrosémiophile duraquois, que beaucoup connaissent, Pierre Bireaud, dit Pierrot.  Ce personnage attachant a eu, tout au long de sa vie, une âme de collectionneur. Pour le fun, souvent, pour rire aussi, car l’humour ne lui a jamais fait défaut.  

Pierre Bireaud entouré de ses amis de la résidence Bellevue lors du vernissage de son exposition à Duras. (© Le Républicain/Dany Blanc)

Un peu d’histoire…

Il faut dire qu’avant d’être une AOP en 1990, Camembert de Normandie, ce fromage est une appellation générique qui désigne un fromage industriel à pâte molle et à la croûte fleurie. Marie Harel a créé ce fromage dans sa bonne ville de Camembert en 1787. Il fête désormais son bicentenaire !


Les étiquettes de camembert ont parfois été de véritables oeuvres d’art. (DR)

     
 

30 ans de collection !

La collection d’étiquettes de camembert de Pierrot a commencé dans les années 60 et a duré jusque dans les années 90. Trente ans à rechercher ces pastilles de couleurs, des étiquettes plus anciennes et dont le graphisme a évolué, à celles faites en bois léger, puis en carton (exemples: Le moulé à la louche, le Jeanne d’Arc, 14 Juillet, du Chistera Basque, l’Etoile du Sud, au lait cru bio, Coop, Débarquement en Normandie, etc).

Il y en a de toutes les régions de France mais aussi d’Allemagne avec le Calendos de Munich, de Tunisie, du Maroc, du Canada, d’Autriche. La liste n’est pas exhaustive… Dans la salle, des revues à disposition vous expliquent la véritable histoire de ce fromage français, « Le Camembert, une épopée française », « la fabuleuse histoire du Camembert » ou son bicentenaire.

Dany Blanc / La Nouvelle République

Infos pratiques: l’exposition est ouverte les lundis et jeudis de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h, au 23, rue Paul Persil à Duras. Renseignements: Un P’tit Vers de Dropt : 06.75.11.71.84 ou upvddropt@orange.fr

 
   
12 septembre 2019

Etes-vous tyrosémiophile ?

   Article rédigé par Héloïse / Rédactrice en chef du Delcampe Magazine et du Delcampe blog.    
 
      
On est parfois surpris des différentes collections qui existent. On pense spontanément aux classiques : timbres, monnaies, cartes postales… Mais savez-vous ce qu’est un tyrosémiophile ?     
   
         lire la suite  =>        
 
09 septembre 2019

Une incroyable collection d'étiquettes de camemberts

 
Le salon des collectionneurs se déroulait ce week-end, à l’espace Agnès-Sorel à Loches (37).
Parmi ses exposants, Marie-France Doyen empile les étiquettes de camembert.
 
Sa panoplie impressionne autant qu’elle amuse. Parmi les exposants présents ce week-end, au salon des collectionneurs, Marie-France Doyen cultive une passion pour la tyrosémiophilie depuis plus de cinquante ans. Comprenez qu’elle accumule les étiquettes de fromages, des camemberts surtout. « Quand j’étais petite, ma mère jetait les emballages au feu. Moi, je conservais les étiquettes car je les trouvais jolies », retrace cette retraitée de 66 ans, originaire de Chartres.

Depuis, elle a « arrêté de les compter ». À la louche, elle en possède « plusieurs milliers ». En revanche, elle est incollable sur les pièces qui garnissent sa collection. Toutes sont soigneusement rangées, « mais ça, c’est propre à tous les collectionneurs ».

Ses étiquettes, elle les classe d’abord par département. « Puis, je les range par catégorie : les vaches, les moines, les cloches, les fleurs, énumère-t-elle, à toute berzingue. J’aime les graphiques et les paysages représentés. Les plus beaux, on les trouve sur les reblochons et les tomes de Savoie. »

Une partie du patrimoine français

Avec des vignettes en provenance de tous les départements français et même de l’étranger, Marie-France en possède évidemment des environs. Pour ce salon, elle a soigneusement mis en avant le classeur où se trouvent les étiquettes des camemberts Le Lochois et Agnès Sorel. « Il y a aussi une étiquette Des deux bons vieux, un fromage fabriqué à Reignac-sur-Indre. Une passante m’a appris que ce sont ses grands-parents qui y sont représentés dessus. »
 
C’est d’ailleurs cette anecdote qu’elle avance au moment d’évoquer sa passion pour la tyrosémiophilie. « Chaque étiquette renvoie à l’enfance de quelqu’un. On est touché de se souvenir du fromage qu’on mangeait dans le passé », explique la collectionneuse. Pour elle, les étiquettes de camembert renferment une mémoire collective. Elles témoignent de la géographie d’une région à un instant T. Un peu comme « une carte postale. C’est une manière de visiter la France et préserver une partie de son patrimoine. On garde aussi le souvenir d’un métier d’autrefois, avec un savoir-faire plus artisanal qu’aujourd’hui. » Les nouvelles pièces se font donc plus rares. Sauf quand de généreux donateurs poussent les portes du salon des collectionneurs. « Quelqu’un a su que je venais, il m’a apporté une cinquantaine d’étiquettes. C’est l’esprit que j’aime : s’aider, s’échanger des objets, même si cet apport m’obligera à faire du tri. » Au point où elle en est…
  source : La Nouvelle République
07 septembre 2019

Pontorson (50) - Il collectionne les étiquettes de fromages

 
Depuis trente ans, Rolland Salliot collectionne les étiquettes de fromages.
Il en possède plus de 20 000, toutes bien classées dans une vingtaine de classeurs.
 

Rolland Salliot aime partager ses trente ans de passion de tyrosémiophilie
et mettre en avant la coupe qui lui tient à cœur.

Rolland Salliot est tyrosémiophile. Une maladie rare ? Non, rassurez-vous. Le seul virus qu’il a pu attraper, est celui de collectionner les étiquettes de fromages, tout en s’intéressant à l’histoire de la fromagerie.

Ce retraité, manutentionnaire dans une entreprise de transport frigorifique, possède plus de 20 000 étiquettes à son actif. De simples étiquettes de grande distribution, en passant par les trésors des localités et de producteurs locaux, la Basse-Normandie étant bien entendu privilégiée.

Selon l’histoire, celle du fromage commence en 1791, celle de Rolland en 1988. Depuis, il s’est construit un véritable temple de la fromagerie à son domicile.

Des étiquettes acquises par échange

« C’est au boulot que j’ai eu ce virus. Chaque jour, je manipulais des palettes. Entassées sur ces dernières, des boîtes de fromages que je m’amusais à lire et avouons-le, pour certaines, à admirer. C’est ainsi que tout a commencé. Ma collection débute par des étiquettes datant de la Première Guerre mondiale. La première étiquette éditée date de 1890, elle ressemblait plus à un tampon, confie Rolland Salliot, qui participe, chaque année, à l’assemblée nationale des tyrosémiophiles, ainsi qu’à de nombreux rassemblements d’échanges ou des concours. J’ai eu plusieurs reconnaissances dont deux coupes. Une me tient particulièrement à cœur car elle m’a été donnée en main propre par Ségolène Royal, dont le nom est gravé dessus. En dehors de mes dossiers je me suis fabriqué des tableaux sur l’histoire du fromage en partant du veau, de la vache dans son champ jusqu’à la dégustation : du pré à l’assiette. Beaucoup de gens apprécient ces informations. »

La collection de Rolland recouvre l’unique appellation officielle « Camembert de Normandie. En tout, 33 départements sont représentés dans ma collection. En majorité, j’ai acquis mes étiquettes par échanges. Si j’achète, il faut vraiment que cela vaille la peine. Depuis le début de ma collection, des fromageries sont toujours en activité tandis que d’autres ont fermé, c’est là où leurs étiquettes ont de la valeur. »

Si sa collection d’étiquettes de fromage est par nature infinie, Rolland Salliot s’est lancé également dans l’œnographilie, la collection d’étiquettes de vins, sagement conservées dans sept classeurs.

source : Ouest-France

 
03 septembre 2019
Francebleu interview Marcel Gousseau...

...qui expose dans la galerie de l'ancien tribunal de Mayenne (53)

lien :
francebleu.fr/emissions/croissants-et-rencontres
 
05 juin 2019
Même le fromage de Normandie
se met aux couleurs du 75e anniversaire du Débarquement
 

Pour rendre hommage aux Libérateurs, la coopérative Isigny-Ste-Mère a créé une édition limitée de ses camemberts et pont-l'évêque, aux couleurs du Débarquement.

 
 

Une étiquette collector pour le 75e anniversaire du Débarquement. (©DP Isigny-Ste-Mère)

Le 6 juin 1944, les plages normandes, à proximité de la ville d’Isigny-sur-Mer, étaient le théâtre du Débarquement historique des alliés en Normandie.

En mémoire du D-Day, la coopérative laitière Isigny Ste-Mère a redessiné les boîtes de deux des fromages les plus emblématiques du terroir normand : le camembert et le pont-l’évêque.

La laiterie Isigny précise: "Ces emballages en édition limitée présentent un univers de fraternité et d’espoir, mettant en scène un soldat américain et un petit garçon normand. Cette édition limitée s’est imposée tout naturellement comme la meilleure façon de témoigner de son souvenir."

"Pour le 75ème anniversaire du Débarquement de Normandie, notre Coopérative a tenu à célébrer cette commémoration internationale. Des éditions limitées D-DAY de notre Camembert et de notre Pont L’Évêque sont désormais disponibles en magasins pour rendre hommage à nos Héros."

 
 
  "Les produits en édition limitée D-Day sont disponibles en grandes et moyennes surfaces jusqu’au 31 août. Avis donc aux collectionneurs, aux touristes et aux visiteurs qui se rendront sur les plages du Débarquement."
 
 
  "Pour encourager les amateurs des fromages Isigny Ste-Mère à en apprendre plus sur cette période historique, la coopérative a mis en place un partenariat avec les musées locaux sur l’histoire du Débarquement. Ils pourront retrouver dans les boîtes de fromage en édition limitée un bon de réduction jusqu’à 2 € à valoir sur une entrée dans un des six musées partenaires (Normandy Victory Museum, Memorial Pegasus, musée du Débarquement d’Utah Beach, D-Day Experience, Airborne Musuem et musée mémorial d’Omaha Beach)."  
  source : https://actu.fr/normandie/isigny-sur-mer  
     
25 mars 2019

Mickey célèbre ses origines normandes sur des boîtes de camembert

   

Jusqu'en septembre, les boîtes de fromage de la petite coopérative d'Isigny accueillent la célèbre souris de Walt Disney, pour célébrer une longue histoire.

   
                   
                   
   
Une petite souris sur un fromage, rien d'étonnant. Mais Mickey sur un camembert normand, c'est plus inhabituel. Jusqu'en septembre, la souris la plus connue dans le monde figurera sur les boîtes de huit fromages fabriqués par la coopérative laitière d'Isigny-Sainte-Mère (Calvados) : quatre camemberts, deux mimolettes, un Pont-L'Évêque AOP et le « Petit Sainte-Mère ». Chaque boîte contient une petite bande dessinée : « D'Isigny à Disney, l'étonnante épopée »

Si Mickey fête ses 90 ans, il faut remonter beaucoup plus loin dans l'Histoire pour saisir les raisons de ce mariage entre la PME normande (750 salariés, 650 producteurs laitiers, 290 millions d'euros de chiffre d'affaires) et Disney France.

Et d'Isigny devient Disney

« Gardien et maître du port d'Isigny », le seigneur normand Hughes Suhard, embarque en 1066 avec Guillaume le Conquérant à la conquête de l'Angleterre : il s'y installe avec sa famille en prenant le nom d'« Hughes d'Isigny ». Au fil des siècles, le nom de famille s'anglicise. « D'Isigny » devient « Disney », qui se prononce « Dizni » en anglais.

   
      
                   
   

Puis en 1834, le jeune Kepple Disney, descendant d'Hughes d'Isigny, émigre en Amérique avec sa famille. C'est la ruée vers l'or : Kepple Disney et ses fils tentent leur chance en Californie. Plus tard, le fils aîné Elias Disney s'installe à Chicago où naît, en 1901, Walt Disney.

C'est lui qui, en 1928, dans le train qui l'amène de New York à Hollywood, crayonne les traits d'une souris, baptisée « Mortimer ». Sur la suggestion de sa femme, il la prénomme finalement Mickey.

Label

Disney, Mickey et les camemberts partageant la même lointaine origine normande, Isigny-sur-Mer (3 700 habitants), l'entreprise laitière a pris contact avec Disney France en mettant en avant la trame historique et la présence d'un petit musée Disney (6 000 pièces) dans le bourg.

   
                   

Pendant plusieurs mois, la célèbre souris de Walt Disney figurera sur huit fromages de la coopérative Isigny-Ste-Mère
                   
    Au-delà de leur histoire commune, le partenariat repose sur « la volonté de donner envie aux enfants et aux familles de bien manger », rapporte le quotidien local La Presse de la Manche. Les emballages sont également flanqués du logo Disney cuisine, un label lancé par La Presse de la Manche dans le cadre du programme « Disney tous en forme. »    
                   
             
 
03 février 2019
Statue de Jeanne d’Arc à Chinon (37).
             
      Le 25 février 1429, Jeanne d’Arc rencontre le roi Charles VII à Chinon dans ses appartements privés. Durant cette entrevue, elle parle de sa mission au roi.

Considérant que seul le sacre à Reims confère la dignité royale, Jeanne s'adresse à Charles VII en usant du titre de « dauphin ».

Jeanne lui annonce clairement quatre événements : la libération d'Orléans, le sacre du roi à Reims, la libération de Paris et la libération du duc d'Orléans.

Ainsi, le nom de « l'humble fille du peuple » s’inscrit durablement dans les annales de Chinon.

C'est pourquoi, en 1890, le conseil municipal crée un comité chargé de recueillir des fonds pour l'érection d’une statue monumentale en l’honneur de Jeanne d’Arc. Elle est fabriquée et exposée à Paris pour les fêtes du 14 juillet 1893.

Le monument de bronze, œuvre de l'artiste Jules Roulleau, pèse 7 tonnes et est haut de 7 mètres.
L’artiste s’est sans doute inspiré de l’œuvre picturale de La prophétie de Merlin : « Une vierge viendra dont le cheval foulera le dos des archers ».

Malgré diverses tentatives, il fut impossible d’expédier la statue par la voie ferrée à Chinon. Il fallut donc l’acheminer par les routes nationales de l’époque, tirée par de puissants percherons.

En août 1893, l’amiral Henri Rieunier, ministre de la marine, préside à son inauguration à Chinon.

Sur cette étiquette de Touraine, le « Camembert » masculinise tout sur son passage, « Jeanne d’Arc » devient « Le Jeanne d'Arc ».
 
rédaction ED
   
                                       

   
         
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