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  15 novembre 2022  
                   

Quand La Ferté-Bernard (72) avait sa fromagerie et son camembert...

                   

Quand une trouvaille suscite la nostalgie des Fertois, la Rédaction se penche sur l'Histoire. Nous nous sommes intéressés à l'histoire de la famille Goguet et de sa fromagerie.

                   
 
Maurice Brault prépare ses camemberts à la louche. ©Philippe Brault

         
  Tout est parti d’une photo qui a attiré notre œil sur les réseaux sociaux. Celle d’une banale étiquette avec la porte Saint-Julien en évidence…

En s’y attardant, on apprend que c’est une étiquette d’un camembert Goguet. Un produit en vente aux Puces du Perche, à La Ferté-Bernard. « Je les ai chinées dans une brocante. J’adore les choses historiques locales, et je collectionne les étiquettes de camembert. J’avais l’idée de les mettre sous cadre », explique Carole Lesourd, la responsable de la brocante installée sur le Grand Mail.

Les réactions ont été multiples. De quoi piquer la curiosité de la Rédaction. Partie en quête de l’histoire de cette fromagerie disparue, dont tout le monde se souvient. Famille, gérants, employés, l’histoire de la fromagerie Goguet, c’est ici !

                   
 

Les Fertois se souviennent…

Sur les réseaux sociaux, la publication des photos des étiquettes des camemberts Goguet ont réveillé de doux souvenirs pour les Fertois. Nous avons relevé les plus beaux témoignages. Floralie se souvient très bien de la fromagerie, « puisque nous habitions à côté ».

Serge Guitoger, lui, affirme « on en a mangé beaucoup dans les années 60-70. Il existait une autre étiquette où il y avait deux petits vieux. » Il est immédiatement complété par Francis Francin : « c’était écrit ‘dis la mère. Et’i bon ce fromège ? Ben sûr, c’è un Goguet’. »

Jean Thoreau évoque également quelques souvenirs. « Moi, j’ai connu Monsieur Goguet, on ne mangeait que ce camembert, que l’on achetait chez Marie Vaudelle, la crémière qui était à côté de la pharmacie. »

Un autre internaute, Claude : « Je me souviens bien de Mr Brault… J’ai pendant longtemps collectionné les étiquettes de fromages avec mon père. »

Le meilleur commentaire revient à Thérèse qui se rappelle : « Mon père allait chercher le sérum de leurs fromages et il nourrissait les cochons plus patates et grains, cela faisait de la bonne viande. »
 

 
 

Dès ses 14 ans

En 1920, Émile Goguet rachète la fromagerie Hardouin. Celle-ci existe depuis 1880. « Je ne sais pas pourquoi il a racheté ça, il arrivait du Sud-sarthe, et n’était pas du tout du milieu », sourit Monique, sa petite-fille, aujourd’hui âgée de 95 ans.

Un an après, Émile fait hériter ses enfants de son vivant et attribue la petite fromagerie artisanale à son fils, Clément. « Ils n’avaient pas de vaches, ils faisaient le tour des fermes en camionnette pour aller chercher le lait », explique-t-elle. 

Une belle renommée

A 14 ans, le certificat d’études en poche, c’est à la fromagerie que Monique travaille. Elle la reprendra en 1961 avec Maurice son mari. Elle deviendra une femme Brault, mais la fromagerie demeurera Goguet. « On était tellement connus, il ne fallait pas changer », explique la nonagénaire. 

Ils ont créé un nouveau fromage

La concurrence des laiteries se faisant de plus en plus pressante, Maurice et Monique inventent une nouvelle spécialité : « Le Fertois », « c’est à mi-chemin entre le camembert et le fromage blanc. Ç’a eu un grand succès. C’est le ‘Petit Trôo’ d’aujourd’hui. » Une nouveauté qui faisait exception. « La recette du camembert n’a jamais changé », glisse-t-elle.

Ce « Fertois », une production qui venait en plus de ce que le couple faisait déjà ! « On produisait du beurre, de la crème, du fromage blanc, et du camembert. »

Ah, le camembert Goguet, une sacrée histoire. Le couple Brault en confectionnait 500 par jours « et à la louche », note-t-elle. Quand « Le Fertois » est arrivé avec ses 200 exemplaires journaliers, il a fallu réduire la voilure sur le camembert. « Mais nous avions des clients très fidèles. Et nous étions les seuls à en faire dans le coin », précise l’ancienne fromagère.

 
                   
 

Pierre Coutable l’adorait

« Le Fertois » justement, un produit qu’adorait Pierre Coutable, l’ancien maire. « J’adorais ce fromage. Et les gérants de cette fromagerie étaient d’une extrême gentillesse. D’ailleurs, j’ai plaisir à croiser Monique Brault de temps en temps en ville », se souvient-il.

Monique Brault, une fromagère avec une particularité quand même : « je n’aime pas le camembert, glisse-t-elle en souriant l’œil malicieux. Je n’aime que les fromages à pâte cuite. »

Elle avait tort, car son camembert était un délice à écouter les « anciens » fertois. « Nous avions même été récompensés par la médaille d’or du concours agricole à Paris en 1939 », se souvient-elle fièrement.


Les étiquettes à vendre aux Puces du Perche. ©V.M.
         
 
             
 

Jusqu’à Paris

La capitale… Un doux souvenir, puisque le camembert Goguet s’exportait également là-bas. « On avait une grosse cliente, un transporteur lui emmenait des fromages régulièrement. »

Et pour la clientèle parisienne, les étiquettes étaient différentes. Exit la porte d’entrée de ville de La Ferté-Bernard, place au doré et à l’inscription : Fromagerie de Saint-Antoine de Rochefort, le fleuron de la Vallée de l’Huisne. « C’était un prestataire à Asnières qui nous faisait nos étiquettes », note Monique.

Et les boîtes à camembert venaient du Loiret « par le train. On n’était pas loin de la gare, ça dépotait à la gare de marchandises. Ensuite, c’était un camion qui venait directement chez nous », se souvient Monique.

Car à 95 ans, elle n’a pas oublié grand chose. Si ! Elle sèche sur « combien de litres de lait, fallait-il pour faire un camembert », questionne son fils Philippe. « Oh, je ne me souviens plus », lui répond-elle, en feuilletant d’anciennes photos.

Le fiston croit se rappeler que c’était trois litres (deux litres en fait !). Cela en faisait des aller-retours à la laiterie. « J’ai toujours connu la laiterie quand je travaillais. C’était un sacré confort, on avait du lait quand on voulait. »

Quand le lait arrivait par centaines de litres. Hop, au travail ! « On embauchait jusqu’à deux personnes en plus pour produire très vite. »  

 
                   
 
Les camemberts en plein affinage… ©Philippe Brault

A la fromagerie Goguet, on travaillait sept jours sur sept, et 1 000 litres de lait par jour. « Sur la fin, on s’autorisait de ne pas travailler le dimanche », sourit Monique.

Mais ce n’était pas les seules petites mains qui venaient aider.

On faisait appel à des petits jeunes du quartier pour coller les étiquettes. D’ailleurs, avant on étalait la colle au pinceau, ensuite on était passé au rouleau, on gagnait beaucoup de temps. On leur donnait une petite pièce, ils étaient contents.

Nous avons d’ailleurs retrouvé Maryse Lejard, l‘une d’entre elles. « J’y ai travaillé un an le mercredi après-midi quand je n’avais pas école. Je crois qu’on allait chercher le fromage blanc et ils m’ont demandé si j’avais envie de les aider. »

Jeune habitante du quartier Saint-Antoine, elle a 14 ans quand elle donne un coup de main à Maurice et Monique. « J’avais le rouleau de colle, je mettais l’étiquette, et ensuite on les retournait dans une caisse en bois et ils partaient en vente. »  

 
                   
 

Les petits commerçants fermaient…

En 1981, les époux Brault prendront une retraite bien méritée. « J’avais 55 ans, mais Maurice en avait déjà 60 », commente Monique. Les enfants ne reprendront pas l’affaire. Philippe, le fils est devenu électricien -même s’il habite maintenant rue Marceau où était l’ancienne fromagerie. Quand leur fille a été coiffeuse, avant d’aller travailler… à la laiterie. « Il fallait toujours se mettre aux normes. C’était usant. Et puis Leclerc est arrivé et a fait fermé les petites épiceries locales. »

Ces petits marchands, c’étaient les principaux revendeurs du fromage Goguet. « Mon mari faisait le marché de La Ferté-Bernard, le lundi et c’est tout. » 

Maurice est décédé l’année dernière, en octobre 2021, il avait 99 ans. « Il était en forme, n’avait jamais pris un seul médicament. Maman lui causait, et il s’est éteint… Le médecin nous a dit que c’était la plus belle mort possible », relève le fils, Philippe. 

 
                   
           

rédaction : Valentin Mauduit - Actu.fr

 
                   
                   
  6 octobre 2022  
                   

A Vire, l'ancien de TFE collectionne
les étiquettes de fromage depuis 34 ans

                   
    Dimanche 2 octobre 2022, Roland Salliot participait au rassemblement de collectionneurs, à la salle du Vaudeville de Vire Normandie (Calvados). Rencontre.    
                   

Roland Salliot, collectionneur d'étiquettes de fromage à Vire Normandie (Calvados).
Il en possède 20 000. © La Voix Le Bocage

Une collection par hasard 

Roland Salliot a travaillé à TFE à Vire. Il était manutentionnaire dans cette entreprise. En déplaçant des palettes, il a commencé à regarder des boites de fromages et c’est ainsi qu’il a commencé à les collectionner en 1988.

Depuis, il a récolté plus de 20 000 étiquettes qu’il expose chaque semaine dans des salons de collectionneurs.

Malgré ces nombreuses étiquettes récoltées, il n’en fait pas tout un fromage et reconnait que les intéressés de ces étiquettes sont de moins en moins nombreux: 

"C’est sûr que cela n’intéresse pas vraiment les jeunes, mais il y a quand même des personnes plus âgées qui sont passionnées par ces étiquettes."
Roland Salliot

Plus les étiquettes sont rares, plus les prix sont élevés. "Pour les étiquettes de fromages les plus rares, on peut compter entre 5 € et 10 €."

Depuis le début de sa collection, certaines fromageries sont encore ouvertes, d’autres ont fermé leurs portes.

Un club de passionnés

Roland Salliot appartient également à un club de passionnés qui se nomme le Club Tyrosémiophile de France. Il participe à de nombreuses réunions et rassemblements avec d’autres passionnés qui, comme lui, collectent les étiquettes présentes sur les emballages des fromages.

Mais surtout, ce qu’il affectionne le plus, c’est de les exposer lors des salons de collectionneurs : "J’aime montrer mes différents classeurs d’étiquettes dans ce genre de salons. Tant que j’ai la santé, je continuerai."

 
             
          rédaction : La Voix Le Bocage   
                   
                   
  1er octobre 2022  
                   

"le Père Amable" de Guy de Maupassant

                   
    La librairie Ollendorff, située au 50 chaussée d'Antin à Paris, a publié le livre "Le Père Amable", de Guy de Maupassant, vers 1910. Ce roman faisait partie d’une série de multiples autres livres, permettant de réaliser une collection complète de romans, "la collection Ollendorff". Il était vendu à l’époque un franc.    
                                       
le pere amable de Maupassant
                                       
   

Pour représenter le personnage de la couverture du livre, l’illustrateur s’est appuyé sur la description du père Amable décrit à la page 13 : "Le vieux ne travaillait plus, triste comme tous les sourds, perclus de douleurs, courbé, tordu, il s’en allait par les champs, appuyé sur son bâton, en regardant les bêtes et les hommes d’un œil dur et méchant."

L'histoire se déroule en Normandie, l’illustrateur dessine donc Le père Amable en costume traditionnel normand, errant dans un champ, près d’un village, voûté, la canne à la main et chaussé de sabots en bois.

En résumé, le père Amable, vieux paysan normand de 70 ans, ne veut pas que son fils Césaire épouse Céleste Lévesque, car elle a déjà un enfant de Victor Lecocq. Le curé réussit à convaincre le père de consentir au mariage de son fils. Celui-ci se présente tard aux noces. Césaire travaillait dur, se levait tôt et rentrait tard, pour économiser le prix d'un valet, tandis que le père vivait comme un étranger dans la maison et sans venir en aide à son fils. Épuisé, le fils meurt. Céleste est désormais seule pour abattre toute la besogne de la ferme, à l'étable, au champ et à la maison. Elle prend Victor comme valet qui bientôt remplacera Césaire et accomplira son rôle de mari et de père aux yeux durcis du Père Amable.

Comme l’atteste le dépôt de marque déposé à l’INPI, c’est à Lisieux que mademoiselle Roussel Alexandrine-Marie dépose "Le Père Amable" le 27 novembre 1920. Le même jour elle dépose aussi la marque "Roy du pays d’Auge" et aussi la marque "Le Cirieux", qui cette dernière sera reprise ensuite par G. Pinguet de Lisieux.

Sur l’étiquette de camembert de 1920, le décor et le vieillard sont clairement repris de la couverture du livre. Le personnage est affublé d’un joli panier garni contenant du pain et des camemberts du "Père Amable". Ce fromage va être référencé dans les annuaires du lait jusqu’en 1936.

le pere amable
             
        Rédaction : Eric Delpierre

 

     
                   
                   
  22 juin 2022  
                   

Exposition à l'office du tourisme de Pont-l'Évêque (14) 

                   
    A Pont-l'Evêque, une exposition sur les fromages pour répondre à la demande numéro 1 des touristes.
En collaboration avec les producteurs du pays d'Auge, l'Office de tourisme Terre d'Auge
à Pont-l'Evêque (Calvados) organise une exposition sur les fromages tout l'été.
   
                   
  Quand il n’y a plus de fromage, il y en a encore ! Quelques semaines après la fête du fromage organisée par la Ville de Pont-l’Evêque (Calvados), l’Office de tourisme Terre d’Auge organise jusqu’au 20 septembre l’exposition "Fromages". Un moyen de répondre à LA demande des touristes. "Un client sur trois nous demande des informations sur le fromage, les producteurs et leurs produits. En collaboration avec tous nos partenaires et notamment les producteurs, on s’est dit que l’office de tourisme était l’endroit idéal pour diffuser de l’information", explique Fabien Salvetat, directeur délégué de la SPL Terre d’Auge Attractivité.
Parmi les espaces, celui des objets anciens… ©Le Pays d'Auge
   
  Devenir incollable sur le fromage normand
   
  A l’étage de l’office de tourisme, les visiteurs pourront ainsi devenir incollables sur les fromages AOP de Normandie. Avec en tête d’affiche, ceux qui font la renommée du pays d’Auge : le pont-l’évêque et le livarot. L’exposition débute par le B.A-BA sur le sujet : son processus, de l’homme à la vache, de la vache à l’herbe, aux bénéfices du lait, et ainsi de suite. Une vidéo projetée en continu présente en images la richesse de notre territoire et la fabrication des fromages, dans laquelle sont mis en lumière la fromagerie Spruytte de Saint-Philbert-des-Champs, productrice de pont-l’evêque, et la fromagerie Graindorge, à Livarot.
                   

ou encore les étiquettes anciennes. ©Le Pays d'Auge

Des grandes familles fromagères mises en avant également sur des panneaux aux côtés de la fromagerie Martin et la fromagerie de l’Oraille. Un espace propose de (ré)apprendre à couper le pont-l’évêque ; tout un art ! Sans oublier celui qui l’accompagne : le cidre. "La Ville de Pont-l’Evêque nous a également prêté sa collection d’étiquettes anciennes de pont-l’evêque. Et les producteurs les objets anciens de fabrication ainsi que leurs boîtes de fromage", présente Fabien Salvetat. Un bar à lait sera également installé prochainement.

Cet été, les visiteurs ne se contenteront pas de toucher avec les yeux. Mais bien d’y goûter ! En juillet et août chaque mardi à 12 h 30, l’Office invitera les producteurs à faire déguster et découvrir leurs produits locaux ; fromages et cidres made in Normandie au menu.

 
 
                   
 

Des grandes familles fromagères mises en avant également sur des panneaux aux côtés de la fromagerie Martin et la fromagerie de l’Oraille .Un espace propose de (ré)apprendre à couper le pont-l’évêque ; tout un art ! Sans oublier celui qui l’accompagne : le cidre. "La Ville de Pont-l’Evêque nous a également prêté sa collection d’étiquettes anciennes de pont-l’evêque. Et les producteurs les objets anciens de fabrication ainsi que leurs boîtes de fromage", présente Fabien Salvetat. Un bar à lait sera également installé prochainement.

Cet été, les visiteurs ne se contenteront pas de toucher avec les yeux. Mais bien d’y goûter ! En juillet et août chaque mardi à 12 h 30, l’Office invitera les producteurs à faire déguster et découvrir leurs produits locaux ; fromages et cidres made in Normandie au menu.

Valoriser le savoir-faire des producteurs

Pour les élus présents, comme Yves Deshayes, maire de Pont-l’Evêque, et Hubert Courseaux, président de Terre d’Auge, l’exposition prend tout son sens dans le pays d’Auge et tout particulièrement à Pont-l’Evêque. Un aspect pédagogique aux nombreux enjeux, pour rappeler les "atouts de notre territoire, la richesse du monde agricole et le savoir-faire de nos producteurs"


Une exposition réalisée en collaboration avec les producteurs. ©Le Pays d'Auge
           
  Présents à l’inauguration, la fromagerie Graindorge et Spruytte se sont réjouis de cette exposition "en plein centre-ville", soulignant qu’après leur passage à l’office, les curieux étaient prêts à faire plusieurs dizaines de kilomètres pour les rencontrer. Si les fromages normands sont sur toutes les lèvres, une question les brûle toutes : à quand un musée dédié au plus carré d’entre eux ?  
                   
 

 

Jusqu’au 20 septembre à l’Office de tourisme Terre d’Auge à Pont-l’Evêque, gratuit.
En juin et septembre, du lundi au samedi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.
En juillet et août : du lundi au samedi de 10 h à 18 h et le dimanche matin de 10 h à 13 h. 
     
             
            Par Camille Ruffray - https://actu.fr
                   
                   
  09 juin 2022  
                   

Maillé (Vendée)

Echanges d'étiquettes et discussions autour de l'industrie laitière
avec Marcel Gousseau
qui ouvre les portes de "son musée" à Maillé

                   
   
         
                   
  29 mai 2022  
                   

mentions "TIMBROR"

                   
  Certaines étiquettes comportent les mots "TIMBROR", "5 TIMBROR", ou "5 TIMBRES PRIMES". Ce sont des étiquettes de plusieurs provenances, qui ont circulées dans l'ouest de la France dans les années 1930. Mais quelle est la signification de "Timbror"?  
         
   
                   
   
   
   
                   
  Chaque produit renfermait un certain nombre de timbres de collection "Timbror".  
                   
   
                   
  Ces timbres étaient ensuite collés sur un "carnet collectionneur timbror" de 80 pages.  
                   
     
           
  Le carnet de fidélité rempli de vignettes jusqu'à la page 20 (1/4 de carnet) offrait déjà la possibilité de choisir un article correspondant à cette valeur parmi les 250 proposés dans le catalogue ou dans les boutiques. Il fallait choisir parmi des articles de ménage, de table, de décoration intérieur, de lingerie, de petit meubles, d'objets divers.  
                   
  Timbror a été créé en 1928 par Paul Doré à Tours. C’est une invention visionnaire et commercialement ingénieuse basée sur la fidélité en affichant clairement viser la gente féminine.  
                   
   
Publicité du 18 nov. 1928
pour les habitants de Tours

Publicité du 24 fév. 1929
pour les habitants d'Angers
   
                   

Encart publicitaire du 22 déc. 1929
pour les habitants de Tours et Angers

Encart publicitaire du 26 déc. 1929
liste des magasins distribuant des produits avec des bons "Timbror"
à Angers, Saumur, et le reste du Maine-et-Loire

Encart publicitaire du 11 juin 1932
proposant un vase en demi-cristal
pour les fidèles clientes angevines
                   
  A la fin des années 30, Timbror possédait plusieurs boutiques :
Angers - 20 rue d'Alsace
Bourges - 13 rue Moyenne
Le Mans - 6 boulevard Levasseur
Nantes - 10 11 11bis place du Pilori
Niort - 29 rue Ricard
Orléans - 40 rue de la République
Poitiers - 43 rue Carnot
Tours - 1 rue Nationale
En partenariat avec les commerces cités ci-contre, les ménagères disposaient d’un carnet de fidélité sur lesquelles elles apposaient leurs timbres couleur "or".

Et c’est chez Timbror qu’elles venaient retirer le cadeau récompensant leur fidélité, faisant leur choix parmi des articles novateurs et de qualité, en fonction de leur nombre de vignettes: ménagère complète et appareils ménagers révolutionnaires pour l’époque, comme les fers à repasser électriques ou les aspirateurs.
 
                   
   
  Le catalogue général "timbror" "Été 1938". Sur ces 2 pages, des produits de porcelaine et de cristallerie qui demandaient entre 1/2 carnet et 4 carnets complets.  
                   
  Paul Doré avait choisi Mercure comme symbole, le dieu du commerce dans la mythologie romaine, en conservant le masque ailé pour son logo.  
                   
                   
  Les publicités "Timbror" étaient multiprésentes, on pouvait les retrouver sur des affiches, des magazines, des carnets, des plaques émaillées, des menus, des véhicules, des annuaires, des cartes de cotisation...  
                   
   
  Une caravane transformée en magasin mobile "Timbror" sillonnait les routes de France. Comme le faisait également Michelin, des jeux de plage permettaient de mieux faire connaître la marque et donnaient l'occasion de distribuer des publicités "Timbror", ici sur la photo des fanions.  
     
                   
       
Après la guerre, l'entreprise à l'arrêt reprend, les jumeaux de Paul développent "Timbror" en deux unités distinctes dont l'une spécialisée dans les meubles qui deviendra "Mobilier de France".
                   
            Rédaction : Eric Delpierre / sources timbror.com
                   
                   
  27 mai 2022  
                   

 étiquette "MAUNA"

                   
     
    Lecteur assidu du site, M. Guy Degrelle a fait part de sa découverte concernant la marque "Mauna".

Une commande d'étiquettes de chicorée "Mauna" lui a mis la puce à l'oreille. Mr Navarre, épicier à Mondoubleau (Loir et Cher), a fait en 1936 une commande de vignettes de chicorée "Mauna".
La marque et le graphisme étant similaire à une étiquette de camembert, on peut supposer que cet épicier a dû faire aussi une commande d'étiquettes de camembert mentionnant la marque "Mauna" pour l'adosser à ces produits.
   
       
   
                   
    Le rapprochement avec Mondoubleau se fait également par le graphisme de l'écusson, qui représente la tour penchée de Mondoubleau, datant du XI° siècle, dite « Pot au beurre ». Ce donjon impressionnant, haut de 30 mètres et avec des murs de 4 mètres d'épaisseur, se dresse sur le petit mont Doubleau.    
                   
   
                   

Les annuaires de l'épicerie française de 1935 et 1937 confirment l'existence à Mondoubleau d'un épicier en demi-gros nommé "Navarre".
L'épicier, M. Navarre, avait une soeur Sylvine, qui s'est mariée à un M. Jean Mauger, ancien facteur rural à Mondoubleau. C'est certainement l'association des deux beaux-frères MAUGER & NAVARRE qui a donné "MAUNA".

                   
            Rédaction : Eric Delpierre
                   
                   
  10 mai 2022  
                   

Nuit européenne des musées

au Musée Du Papier Angoulême (16)

"La classe, l’oeuvre"

                   
             
 

Le 14 mai | 19 h 00 min > 23 h 00 min

Dans le cadre du projet « La classe, l’oeuvre », les élèves de terminale en arts plastiques du lycée Marguerite de Valois à Angoulême ont travaillé à la conception d’étiquettes de camembert faisant écho à la collection Garnaud du Musée du Papier.

Dans un premier temps, les élèves ont cherché une thématique commune à explorer : ce fut l’enfance, sujet souvent abordé dans les publicités.

Les élèves seront présents au cours de la soirée pour présenter au public le travail plastique réalisé autour de la collection.

Venez aussi passer un bon moment au musée pour découvrir ou redécouvrir nos collections

 
   
   
   
             
                   
                   
  03 mai 2022  
                   

Le clocher, la flèche, et l’archange St-Michel

de l'église abbatiale de l'abbaye du Mont Saint-Michel

                   
   
     
  Véritable icône du patrimoine français, et de notoriété internationale, le Mont-Saint-Michel et son abbaye se sont construits avec le temps pour fixer une silhouette pyramidale dans le paysage de la baie.
Le haut du mont a subi les orages et la foudre qui ont incendié l'abbaye à douze reprises.
Classée en 1862 monument historique, l’abbaye bénéficie en 1872 de premiers travaux de consolidation et de restauration par Édouard Corroyer.
 
 
                   
mont_saint_michel
                   
  Entre 1892 et 1897 le clocher est reconstruit dans le style néo-roman caractéristique du XIXe siècle. Les architectes vont alors se succéder sur le Mont. Victor Petitgrand démonte la tour romane pour la renforcer.  
                   
                   
  La dernière flèche de l’abbaye, édifiée par l'abbé Guillaume de Lamps en 1509, tombe en 1594 à la suite d'un incendie déclenché par la foudre.

Depuis cette date, l’abbaye ne possédait plus de flèche.


En 1897, la restauration de la flèche est lancée par l’architecte Pierre-André Lablaude.

C’est Victor Petitgrand qui réalise cette fine
flèche dans le style néogothique.

La pointe de cet édifice est dominée par la statue de l’archange St-Michel, comme la première flèche de 1509 qui supportait déjà une figure de Saint-Michel.

"La Croix" du 14 mai 1897
 
   
   
   
   
   
   
 

               
  Michel est un archange, un saint céleste et un saint militaire, chef de la milice céleste et défenseur de l'Eglise. Il combat contre les anges rebelles et contre le dragon de l'Apocalypse. Il est représenté ailé et le plus souvent en tenue de soldat ou de chevalier tenant une lance ou un épée et un bouclier orné d'une croix.  
                   

Saint-Michel était vénéré et le pèlerinage
jusqu’au mont qui porte son nom
était un des plus important
après celui de St-Jacques de Compostelle.



Détail d'une étiquette de fromage
banniere_confrerie_Camembert
Détail de la bannière de confrérie ornant l'église de Camembert, montrant St-Michel terrassant le dragon
                   

L'archange dessiné par Fremiet
La fabrication de l’archange Saint-Michel débute en 1895 par le sculpteur Emmanuel Frémiet, qui réalise cette statue en plaques de cuivre laminées, repoussées, soudées et dorées, dans les ateliers Monduit qui ont déjà travaillé pour Viollet-le-Duc. Elle mesure 3,5 mètres de haut, pèse 800 kilos. Elle est érigée au sommet de l’élégante flèche le 6 août 1897. Trois pointes de paratonnerres fixées au bout des ailes et de l'épée permettent d'écarter le danger de la foudre.
L'archange restauré et doré
       

"La Mayenne" du 21 août 1897
       
La statue est gravement endommagée lors d'un violent orage en 1982. Elle est déposée en 1987, restaurée et redorée puis replacée au sommet de l'édifice.

L’opération est renouvelée en 2016 dans le cadre de la mise aux normes des paratonnerres sous la direction de François Jeanneau, l’architecte en chef des monuments historiques en charge du mont Saint Michel.
                   
Cette statue couronne avec superbe l’ensemble de l’édifice. Elle resplendit aux rayons du soleil et a un effet saisissant sur le visiteur et pèlerin.

Depuis 1897, l’abbaye culmine ainsi à 157 mètres au-dessus du niveau de la mer.
 
         

Détail d'une étiquette de fromage
   
  Rédaction de l'article : Eric Delpierre
                   
                   
  9 avril 2022  
                   

Vosges Chaumousey :
Daniel Georges, tyrosémiophile passionné

                   
 

Tyrosémiophile depuis 30 ans, Daniel Georges collectionne les étiquettes de fromages. Parmi les 40 000 étiquettes, il en a légué un bon nombre au musée du fromage de Munster. En mars, il a exposé sa collection à la médiathèque « Le Nez aux Vents ».

 
                   
  Pour nombre de personnes, le mot tyrosémiophile est inconnu. Et pourtant, c’est grâce à lui que l’exposition sur le fromage à la médiathèque « Le Nez aux Vents » a été si largement visitée. En effet, Daniel Georges, de Raon-l’Étape, voue une véritable passion pour la tyrosémiophilie, puisqu’il collectionne les étiquettes de boîtes de fromage.  
           
  « Je suis tombé dedans en 1971, lors d’un déménagement où j’ai retrouvé quelques étiquettes de fromages. Et à partir de là, je me suis mis à les collectionner. »  
 

 

 
 

Quelques lustres plus tard, notre Raonnais en possédait environ 40 000.

 
     
  « J’achetais les fromages pour les étiquettes, mais aussi je pouvais en récupérer chez des imprimeurs, comme celles destinées à l’étranger. Et puis, j’ai effectué un gros travail de recherche, partant à la quête de ces étiquettes », confie-t-il.  
           
  En tant que tyrosémiophile, Daniel Georges collectionne
les étiquettes de fromage, il en a eu jusqu’à 40 000
 
           
Par exemple celles d’une fromagerie du Tholy, mais aussi de cette grande collection qui raconte toute l’histoire de la Vache Qui Rit et qui occupe une grille complète à la médiathèque.  
           
  « Difficulté, poursuit Daniel Georges, ce n’est pas toujours facile d’enlever les étiquettes des couvercles, d’ailleurs certaines sont exposées avec celui-ci ! »  
           
  Et pour faire partager sa passion, Daniel Georges a trimballé sa collection un peu partout, notamment en Alsace et en Belgique.  
           
  Un jour, il a décidé d’en donner une grosse partie au musée du fromage de Munster. Cependant, il lui en reste encore beaucoup et l’avenir de ces étiquettes l’inquiète un peu. « Le musée est saturé et je ne sais pas ce que deviendra toute cette collection et cela me chagrine un peu ! » confie tristement le collectionneur.  
           
  Toujours est-il que, grâce à Daniel Georges, les visiteurs ont pu découvrir la vie des fromages à travers leurs étiquettes, mais aussi connaître cette passion qu’est la tyrosémiophilie.  
           
 
sources : Vosges Matin - https://www.vosgesmatin.fr

 

 
           
           
           
           
                   
                   
  2 avril 2022  
                   
    « Le Petit Fervaquès »    
                   
    Cette carte postale ancienne a été prise rue Victor-Hugo, au centre du village de Lisieux à l’occasion d’une fête locale.

La petite maison représente une boutique, plus exactement une crémerie où se vend du fromage. Cette maison reconstituée possède une ossature en bois, un toit en chaume, un drap de façade décoré de colombages, et porte une enseigne "Au petit Fervaques".

L’intérieur est couvert d’étiquettes de camembert "Le Petit Fervaques", de quoi faire saliver de nombreux tyrosémiophiles...

Ce stand éphémère est tenu par des enfants en habits traditionnels normands. On peut d’ailleurs reconnaître plusieurs coiffes comme le pierrot de Caen, la coiffe normande, et aussi le bonnet de coton normand.
   
                   
 
Ces enfants proposent à la vente des camemberts "Le Petit Fervaques", fromages achetés et distribués par la "Société Anonyme des Produits du Pays d’Auge" dont le siège social se tenait à Lisieux. Ce stand a certainement été monté par cette société.
 
                   
 


Une variante de l'étiquette représentée
 
                   
     
   
  Le dépôt de marque original pour ce camembert de luxe, a été déposé par Léopold Bourdon à Lisieux, pour le compte de la "Société des Produits du Pays d'Auge".  
 
 
  Fervaques, au coeur du Pays d'Auge et traversé par la Touques, a toujours été une terre de paturage pour les bovins. Plusieurs fromagers s'y sont installés et ont produit des "pont-l'évêque", "pavé d'Auge"..., comme Lelièvre à la Ferme du Poirier, Jean Lamy à La Vigne, Albert Lallier à La Moissonnière.

 
  L'étiquette représente le centre du village de Fervaques.          
     
  Actuellement, une fabrication fromagère a toujours lieu dans cette commune. A la « Ferme de la Moissonnière », Carole et Olivier Françoise proposent un fromage appelé « Le Fervaques », fabriqué artisanalement et exclusivement avec le lait de leur ferme. C’est un petit fromage rond, à pâte molle et à croûte lavée.  
                   
            Rédaction de l'article : Eric Delpierre
                   
 
 
     
  10 mars 2022  
     
  La totale baby !  
 

  

Ce pourrait être une réplique du scénario résumant les heurs et malheurs d'une étiquette de la fromagerie Lavalou tels que les archives de cette fromagerie relatives aux années 1959 et 1960 nous les révèlent.*¹

En 1959, l'idée est venue à Pierre Lavalou de lancer sur le marché un petit fromage au lait entier, du type camembert mais à 50 % de matière grasse dont la production et la commercialisation doivent être assurées par la laiterie fromagerie de Sérans. Le slogan lui est venu tout naturellement : le baby fromage au lait total.

En avril une maquette est sollicitée à l'imprimerie Garnaud. Le papier sulfurisé destiné à l'emballage est commandé dès juin à l'imprimerie des Charentes à Barbezieux (16). En Novembre après les échanges permettant de régler les détails de conception avec l'imprimerie Garnaud, 300 000 exemplaires de l'étiquette sont livrés fin novembre à la fromagerie de Sérans.

De petit format l'étiquette est légendée comme suit :

 
       
 

Baby Fromage au lait Total

50% de M.G

Spécialité normande

laiterie Lavalou

de Sérans par Ecouché.

 
       
 

La production est lancée et la mise en marché engagée. Tout semble se présenter favorablement pour cette initiative industrielle et commerciale innovante.....La vente permet de commencer à écouler de 1000 et 1500 fromages par semaine. Sur cette cadence, son stock d'étiquettes devrait lui permettre de tenir environ quatre ans.

Las ! C'était sans compter avec la compagnie française de raffinage Total qui intervient pour faire valoir que la marque Total est « sa propriété par suite d'une marque déposée non seulement pour les produits pétroliers mais pour d'autres articles et en particulier les produits laitiers ».

En conséquence, elle demande donc à ce que Pierre Lavalou cesse d'employer ce vocable pour qualifier son fromage. La fabrication est arrêtée.

Pierre Lavalou entend défendre son point de vue en expliquant : « j'ai créé cette étiquette dans le but d'attirer l'attention du public sur la richesse du produit au lait total, si je n'ai pas employé l'expression au lait entier, c'est parce que un confrère l'avait déjà utilisé. D'autre part il ne m'est jamais venu à l'idée qu'une marque de fromage pouvait causer préjudice à une firme de produits pétroliers. »

Les échanges avec un cabinet d'avocat commis par Total débouchent sur un accord par lequel Pierre Lavalou s'engage début avril 1960 à remplacer l'étiquette total par une autre étiquette portant le texte suivant :

 
       
 

Fromage au lait complet

Lavalou

Spécialité Normande

Laiterie de Sérans, par Ecouché.

 
       
 

Au passage, échaudé, Pierre Lavalou a aussi renoncé à employer le terme « baby » pour qualifier son mini fromage car il est déjà utilisé par un fabricant de petit suisse. Cependant même s'il se trouve freiné dans son initiative, Pierre Lavalou ne perd pas tout pour autant puisque magnanime la compagnie Total s'est engagée à lui racheter le stock d'étiquettes (292 000) et de papier de conditionnement (200 000) qui lui reste sur les bras pour la somme de 3.328 nouveaux francs.

En juin la nouvelle étiquette est commandée à 200 000 exemplaires à l'imprimerie Debar & Cie à Reims et la fabrication reprend. Toutefois les archives ne permettent pas de se faire une idée l'accueil et le succès réservé à ce baby fromage.

 
            Rédaction de l'article : Gérard Clouet

Sources : Fonds Lavalou 243 J Archives départementales de l'Orne. Dépouillement et classement en cours assurés par l'auteur et Michel Lebec.

                   
     
Bonne Annee 2022 letyrosemiophile.com
          carte réalisée par Simon Préaudot          
                                       
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